Partager

Le gouvernement de Donald Trump avait annoncé le lundi 6 juillet qu’il n’autoriserait pas les étudiants étrangers à rester aux États-Unis si leurs universités décidaient, par peur du nouveau coronavirus, de poursuivre à enseigner uniquement en ligne à la rentrée. Cette décision a été finalement  annulée cette semaine. Une juge fédérale a annoncé que le gouvernement de Donald Trump avait accepté d’annuler sa décision de priver de visas les étudiants étrangers, dont les cours resteraient virtuels à la rentrée universitaire, en raison de la pandémie de Covid-19. En israël cette décision a rassuré… pour un temps les milliers d’étudiants israéliens qui étudient dans les meilleures universités américaines.

Selon (1) : « Le gouvernement américain ne “donnera pas de visas aux étudiants inscrits dans des programmes intégralement en ligne à l’automne et les garde-frontières ne les laisseront pas entrer sur le territoire”, a annoncé la police de l’immigration et des douanes (ICE) dans un communiqué.

Quant aux étudiants déjà présents sur le territoire américain, “ils doivent quitter le pays ou prendre d’autres mesures, comme s’inscrire dans une école avec des cours en personne pour conserver leur statut légal”. Sinon ils pourront être “faire face à une procédure d’expulsion”, a-t-elle ajouté.

Quand les établissements opteront pour un modèle “hybride”, ils devront certifier que leurs étudiants étrangers sont bien inscrits au maximum possible de cours en personne, afin que ceux-ci conservent leurs droits de séjour. Ces dérogations ne seront pas autorisées pour les études d’anglais ou des formations professionnelles.

“La cruauté de la Maison Blanche ne connaît aucune limite”, a immédiatement critiqué le sénateur Bernie Sanders, ancien prétendant à l’investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre. “Les étudiants étrangers se retrouvent à devoir choisir entre risquer leur vie dans des salles de classe ou se faire expulser”, a-t-il poursuivi.

“Le pire c’est l’incertitude”, a confirmé à l’AFP Gonzalo Fernández, un jeune Espagnol de 32 ans qui fait un doctorat en économie à l’université George Washington. “Nous ne savons pas si nous aurons des cours le semestre prochain, si nous devons rentrer chez nous ou s’ils vont nous mettre dehors…”

(1) https://www.huffingtonpost.fr/

Partager