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Très apprécié en Israël, où il a eu l’occasion de se rendre plusieurs fois, Christian Estrosi, maire (LR) depuis 2008 de Nice, cinquième ville de France, a installé vendredi sa nouvelle équipe après une large victoire à l’élection municipale, remportée avec 59,3% de voix lors d’un second tour marqué par une abstention record.  Réélu maire par les 56 membres de sa majorité, M. Estrosi a promis d’accélérer la lutte contre la pollution et de travailler à l’autonomie énergétique de la ville et à sa végétalisation en ajoutant 70 hectares de parcs. (DR)

CHRISTIAN ESTROSI : « Je suis fier d’être un ami d’Israël. A peine arrivé sur la Terre d’Israël, je souhaite m’exprimer afin de marquer mon engagement dans la lutte contre l’anti-judaïsme, qui gagne partout du terrain, et contre l’odieuse campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui sévit au plan international. Je veux aussi œuvrer pour le renforcement des partenariats technologiques et des échanges commerciaux entre l’Etat d’Israël et la Métropole Nice Côte d’Azur, et réaffirmer mon attachement au Peuple juif dans son ensemble.

Ce déplacement constitue d’abord pour moi un indispensable acte de solidarité envers un Etat et une nation qui ne renoncent jamais, et un cri d’alarme devant la montée de cet anti-judaïsme de plus en plus virulent qui sévit en Europe. Que ceux qui alimentent chaque jour, dans les médias ou au cours de leurs interventions et de leurs «spectacles», cette haine du Peuple d’Israël mesurent la responsabilité lourde qui est la leur ». (Page Facebook)

LE PLUS. SELON Challenges.fr /

« Pendant la campagne, il a proposé le projet, « pharaonique » selon ses détracteurs, de raser un théâtre, un palais des expositions et deux hôtels en centre-ville pour implanter une forêt urbaine à la place — une promesse qui n’a pas convaincu les 19,49% de votants lui ayant préféré Nice Ecologique (6 élus) malgré la personnalité controversée de sa tête de liste, l’homme d’affaires Jean-Marc Governatori, et sa campagne peu audible.

M. Estrosi s’est félicité de la décentralisation annoncée par le président Emmanuel Macron et s’est dit prêt à prendre la main sur « tout ce qu’il (l’Etat) ne sait plus faire, ou qu’il fait mal: environnement, mobilité, aménagement, santé, sécurité du quotidien ».

A l’approche du scrutin, il avait soigneusement évité des formules trop décomplexées sur le danger islamiste, la délinquance, les gens du voyage ou le laxime de la justice, qui risquaient de doper le Rassemblement national, emmené par l’ancien identitaire niçois Philippe Vardon, qui a plafonné à 21,39% des voix (7 élus).

Equipe renouvelée

Son équipe, renouvelée de moitié, comprend des fidèles, comme son directeur de cabinet Anthony Borré, 34 ans, promu premier adjoint, et des têtes nouvelles comme l’ancien médecin Richard Chemla, directeur du Centre de découverte Mer et Montagne (CDMM), qui prend en charge la santé, l’écologie et le bien-être, ou Patrick Mottard, leader du Parti radical de gauche (PRG), battu d’un cheveu en 2001 et conseiller municipal délégué aux spectacles vivants ».

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