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Les Polonais ont commencé à voter ce dimanche au premier tour d’une course présidentielle serrée. Le président polonais Duda, qui se représente, avait boudé les récentes commémorations de la libération d’Auschwitz en Israël. Le Gouvernement israélien n’a pas exprimé de sympathie pour Duda. Les raisons?

Simple Rappel : « Le président polonais Andrzej Duda n’assistera pas aux cérémonies à Jérusalem marquant les 75 ans de la libération du camp d’Auschwitz. Le récit de Der Spiegel.  Pour le chef de l’État polonais Andrzej Duda, c’est un cauchemar : quatre-vingts ans après le début de la guerre, soixante-quinze ans après la libération d’Auschwitz, Israël appelle à une journée de commémoration. Les Américains s’expriment, les Français se souviennent de la guerre, les Allemands reconnaissent leur culpabilité, même un Russe monte à la tribune. Seul lui, le Polonais, doit garder le silence. Pour échapper à un tel scénario, le 23 janvier, Duda restera chez lui, il ne se rendra pas au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem. Auparavant, il est passé par tous les canaux diplomatiques dans l’espoir d’être invité en tant qu’intervenant, en vain. Les organisateurs n’ont pas dévié de leur intention de ne donner la parole qu’aux quatre principaux alliés de la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu’à l’Allemagne et à Israël ».

Dans Le Point : « En février, le chef de la diplomatie israélienne, Israel Katz, avait ulcéré Varsovie en évoquant « l’antisémitisme que les Polonais tètent avec le lait de leur mère ». La Pologne avait ensuite boycotté un sommet prévu à Jérusalem de quatre pays d’Europe de l’Est. L’an dernier, les relations avaient traversé une crise sérieuse après l’adoption d’une loi polonaise, finalement amendée, perçue en Israël et aux États-Unis comme visant à empêcher les survivants de l’Holocauste d’évoquer les crimes des Polonais à leur encontre ».

LE PLUS. Courrierinternational.com : « Le président sortant Andrzej Duda, 48 ans, brigue son second mandat lors de ce vote clef pour son gouvernement nationaliste conservateur. Dix autres candidats sont en lice pour le remplacer, mais selon les sondages, c’est le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski, du principal parti d’opposition, Plate-forme civique (PO), qui sera le rival d’Andrzej Duda lors du second tour, le 12 juillet.

La victoire de Trzaskowski, lui aussi âgé de 48 ans, porterait un coup dur au gouvernement du parti Droit et Justice (PiS), à l’origine d’une série de réformes controversées, notamment dans le domaine de la justice. Selon le PiS, ces changements étaient nécessaires pour éliminer la corruption parmi les juges. Mais les partenaires européens ont critiqué ces réformes du gouvernement populiste polonais, affirmant qu’elles érodent la démocratie, trois décennies à peine après la chute du communisme. Le président américain Donald Trump, qui considère l’administration du PiS comme un allié européen clé, a donné, quant à lui, sa bénédiction à Duda cette semaine. La visite du chef de l’Etat polonais à la Maison Blanche a été la première d’un dirigeant étranger aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie, quatre jours seulement avant le jour des élections ». (https://www.courrierinternational.com)

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