Les Chiffres. Mobilité du Futur : 600 start-ups et 11 000 membres pour Ecomotion.

Par |2020-06-01T14:58:29+03:00juin 1st, 2020|Catégories : ECONOMIE|
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Entretien avec Orlie Dahan, Directrice Exécutive d’EcoMotion. (Entretien réalisé par Ariel Ditchi, chargé de développement Export Industrie & Cleantech, au sein du bureau Business France en Israël, avec Mélody Sabbah).

« Parmi les domaines innovants (cybersécurité, santé numérique, agritech, intelligence artificielle…) où Israël se distingue, il faut signaler le très fort dynamisme de son écosystème en mobilité du futur malgré l’inexistence de constructeur automobile national. Plus de 600 startups aujourd’hui contre 60 en 2011, et un écosystème qui attire l’ensemble des constructeurs et équipementiers automobiles internationaux et notamment français.

Soutenu par une politique incitative du gouvernement et par un système permettant son développement agile, la communauté d’entrepreneurs peut compter sur l’association EcoMotion. Cette dernière anime et contribue au rayonnement du secteur à l’international par des évènements tout au long de l’année, dont la « semaine EcoMotion » tous les printemps, qui est devenu un évènement international et incontournable en l’espace de quelques années. Entretien avec Orlie Dahan, Directrice Exécutive d’EcoMotion depuis 3 ans et qui fut aussi la première femme entrepreneure au sein de cette communauté.

Pouvez-vous nous parler d’EcoMotion que vous dirigez ?

EcoMotion est une joint-venture à but non-lucratif. Fondée en 2012 par 3 entités – l’ONG Israel Innovation Institute, le programme interministériel Fuel Choices & Smart Mobility Initiative sous l’égide du cabinet du Premier Ministre, et le Ministère de l’Economie – la mission d’EcoMotion est de positionner Israël comme un hub de l’innovation dans le secteur des transports intelligents, et d’aider les start-ups de cette industrie à grandir. Nous avons d’abord créé une communauté qui réunit tous les acteurs du secteur : les grandes industries, investisseurs, académiciens, municipalités, décideurs publics, etc, en prenant soin de mettre en avant les start-ups qui innovent et apportent des solutions aux défis du transport et de la mobilité. Aujourd’hui notre communauté compte plus de 600 start-ups et 11 000 membres.

Le gouvernement israélien est très investi depuis le début. Cette démarche a commencé en 2011 lorsque nous avons compris qu’en nous intéressant à la mobilité intelligente, nous réduirions notre dépendance au carburant. De là est née l’initiative interministérielle Fuel Choices Initiative, à laquelle est aujourd’hui apposée la dénomination Smart Mobility Initiative. Concrètement c’est plutôt une façon d’aborder la mobilité intelligente de manière holistique. Un budget important lui est consacré pour rassembler les différents ministères autour de projets qui permettent de pousser le développement de l’industrie : la constitution d’appel d’offres, permettre l’implémentation sur le marché de solutions de mobilité intelligente, et réduire ainsi la dépendance au carburant. Le gouvernement propose toutes sortes d’initiatives : électrifier les bus de transports publics en Israël ; investir dans des pilotes de taxis électriques ; avec le Ministère de l’Énergie, ils travaillent sur l’implémentation des stations de recharge électrique – un appel d’offres a été publié en 2019 pour les villes israéliennes afin d’obtenir un certain nombre de stations de recharge subventionnées – ; et encore bien d’autres initiatives, toutes regroupées sous le Smart Transportation National Plan.

https://www.businessfrance.fr/interview-avec-its-israel-partie-1

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