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« D’ici à fin 2021, nous nous attendons à l’arrivée de 90 000 personnes, contre 35 463 en 2019 », a pronostiqué mercredi au Parlement la nouvelle ministre de l’Immigration, Pnina Tamano-Shatta. En fait, les chiffres annoncés par la Ministre reposent principalement sur des « feelings » et des estimations « au pif ».

Le Rédacteur en Chef d’Israel Valley, qui a l’habitude de traiter ce genre de déclarations de Ministre, est persuadé  que les chiffres annoncés vont très vite passer aux « oubliettes digitales ». Les nouveaux immigrants, surtout de France, ne viendront pas en masse dans un pays où le chômage a été multiplié par 3, 4, 5,… 6 en un temps record! Le facteur emploi est fondamental dans la prise de décision des nouveaux immigrants. À la fin du mois de mai 2020, le pourcentage de chômeurs dans la population active était tombé à 23,5%, après avoir atteint 27,5% en avril 2020.

Par ailleurs, en Israël, une érosion des salaires a lieu actuellement. Un point important : la France a mis en marche un déconfinement bien plus efficace qu’Israël, où règne le balagan. Les juifs de France vont certainement attendre que la situation s’améliore en Israël avant de faire leur Alyah. (DR)

Selon Times of Israel : « Le plus grand réservoir de candidats potentiels pour l’alyah est aux Etats-Unis où vit la plus grande communauté juive hors Israël au monde. Or les Etats-Unis ont été particulièrement touchés par le nouveau coronavirus.  Selon, Ronen Foxman, membre de l’association Nefesh Benefesh, qui s’occupe de l’émigration vers Israël des Juifs d’Amérique du nord et de Grande-Bretagne, les demandes d’alyah en provenance de ces pays ont augmenté de 400 % ces derniers mois. Mais l’absence de reconnaissance et d’équivalence en Israël de certains diplômes est un handicap sérieux à l’immigration, souligne-t-il.

Une opinion partagée par Ariel Kandel, directeur de Qualita, qui préconise notamment un allègement du processus d’équivalences de diplômes et davantage d’aides pour les candidats à l’alyah ».

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