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Si l’équipe cycliste Ineos truste tous les podiums du Tour de France ces dernières années, elle souffre d’un trop plein de champions et de leaders. Egan Bernal, dernier vainqueur du Tour vient de déclarer qu’il n’était pas question pour lui de se mettre au service des deux autres leaders de l’équipe : Geraint Thomas et Chris Froome, en septembre prochain sur les routes françaises.

Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour de France, est le premier visé du fait de son état de santé incertain, après sa terrible chute il y a presque un an, sur les routes du Dauphiné, qui lui avait valu près de six mois d’immobilisation avant de pouvoir reprendre l’entraînement. La grande inconnue est son véritable niveau aujourd’hui, faute de point de repère en l’absence de compétition depuis son début de saison, interrompu au Tour des Émirats Arabes Unis en février à cause de l’épidémie de Covid-19.

Les revendications à peine voilées d’Egan Bernal ont fragilisé sa posture et l’ont surtout alerté à un moment où il commençait tout juste à évoquer une prolongation de son contrat chez Ineos, qui arrive à son terme en décembre prochain. Le manque de réactivité de ses patrons, sans doute plus occupés à gérer les difficultés financières dues à la chute du cours du pétrole, n’a pas manqué de le faire réagir.

Plusieurs équipes sont immédiatement passées à l’action ces dernières heures pour approcher le champion pour l’engager pour le prochain Tour de France et racheter son contrat actuel, ce qui est extrêmement rare en cours de saison, surtout pour un leader de son envergure.

Mais une telle démarche dépend uniquement d’un accord tripartite avec les deux équipes, l’actuelle et la future mais aussi l’UCI. Les dirigeants de l’équipe Israel-Start Up Nation, promue en World Tour après sa fusion avec les Russes de Katusha cet hiver, ont ainsi mandaté un de leurs conseillers pour un premier contact, même s’il a peu de chances, selon nos informations, de gagner le même salaire de plus de 4 millions d’euros que chez Ineos.

Mais on se souvient que les autorités israéliennes avaient aussi largement contribué financièrement à sa participation au Giro 2018, qui s’élançait de Jérusalem. Un tel leader sous leurs couleurs nationales pour leur première participation au Tour de France aurait fière allure.

Ils ne sont évidemment pas les seuls sur les rangs car même potentiellement amoindri depuis sa chute d’il y a un an, Chris Froome reste une attraction, surtout après avoir déclaré qu’il rêvait toujours de battre le record du nombre de victoires sur le Tour. L’équipe Bahrain-Merida, s’est également rapprochée de Froome, ainsi que l’équipe sud-africaine NTT, une équipe anglaise et Movistar.

Source : L’Equipe & Israël Valley

 

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