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L’armée américaine a annoncé avoir renoncé d’acquérir l’Iron Dome israélien comme système de contre-artillerie le 7 mars 2020, ce qui en fait l’un des programmes d’acquisition à plus courte durée de vie, de mémoire récente.

Elle avait initialement prévu d’acheter ce système en août 2019 comme système de contre-artillerie provisoire, jusqu’à ce que leurs propres lanceurs soient prêts à être mis en service, mais des problèmes importants et un changement de ses priorités ont fait que l’achat a été annulé.

Il y a deux raisons principales à cela. La première est que l’Iron Dome n’a pas assez de capacité contre les missiles de croisière. L’autre est qu’il ne pouvait pas être intégré efficacement dans les réseaux de défense aérienne américains, de sorte que les batteries seraient effectivement autonomes, incapables de partager des données sur les cibles avec d’autres systèmes de défense aérienne.

Le Congrès, en raison de son financement de l’Iron Dome pour Israël (à hauteur de 1,5 milliard de dollars), a peut-être fait pression sur l’armée pour qu’elle adopte l’Iron Dome, bien que ce ne soit pas la meilleure solution pour combler le déficit de capacités militaires. Le rejet actuel du système Iron Dome par l’armée pourrait être simplement considéré comme un moyen pour l’armée de réduire ce qu’elle considère comme un achat pas indispensable sa demande de budget pour 2021 en privilégiant la part consacrée aux missiles de croisière.

Dans un conflit entre super-puissances, toute attaque d’artillerie serait une attaque de saturation presque totale, et les intercepteurs de l’Iron Dome seraient épuisés presque instantanément et à grands frais en essayant de les arrêter. L’arrêt des missiles de croisière est une capacité bien plus nécessaire, car il est bien plus coûteux de lancer une attaque à saturation avec des missiles de croisière, et une simple capacité de dissuasion.

Source : National Interest & Israël Valley

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