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Alors qu’elle reposait dans la mer depuis des millénaires, une ancre de l’Égypte antique a été découverte le long des côtes israéliennes, près de la ville d’Atlit, au sud de Haïfa par un vétérinaire qui nageait dans la Méditerranée.

Sa trouvaille est une ancre égyptienne en pierre vieille de 3400 ans, plutôt singulière, qui possède en effet la particularité d’être entièrement décorée de hiéroglyphes et d’un dessin d’une déesse de l’Égypte antique. Pendant des milliers d’années, l’ancre fabriquée en calcaire a été préservée par le sable, jusqu’à ce qu’elle soit récemment emportée par les courants lors d’un orage.

Le nageur a fait part de sa découverte à des experts de l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA), une section gouvernementale chargée de la préservation et des fouilles des sites archéologiques du pays et ll’ancre a pu faire l’objet d’un examen attentif. Elle était utilisée par les navires à l’Âge du bronze, qui a pris fin il y a environ 3200 ans.

Selon les archéologues, ces différents dessins n’ont pas été réalisés spécialement pour l’ancre. En réalité, l’objet aurait été taillé dans un plus grand relief déjà décoré issu d’un temple ou d’une enceinte royale en Égypte, comme en témoignent les contours de l’artefact. Ce «recyclage» était courant à l’époque ; la pierre étant une denrée précieuse dans la vallée du Nil, chaque morceau de calcaire était soigneusement réutilisé.

Une ancre aussi richement décorée est une trouvaille inégalée. Dans la baie d’Atlit, où se retrouvaient de nombreux marchands, il arrivait parfois qu’un navire perde son ancre, coincée dans le sable ou mal accrochée au bateau. Dans ce cas précis, les archéologues estiment cependant que le navire entier a été englouti par les eaux, car d’autres objets ont été retrouvés sur le site.

L’ancre est désormais visible au Musée d’Israël à Jérusalem, dans le cadre de l’exposition Emoglyphs, jusqu’au 12 octobre.

Source : Le Figaro & Israël Valley

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