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L’ ambassadeur de Suisse en Israël, Jean-Daniel Ruch, parle de la coopération économique entre Israël et la Suisse et ce que les Suisses peuvent apprendre des Israéliens.

Coopération économique

Dans quels secteurs commerciaux voyez-vous un potentiel encore inexploité ?

Notre commerce avec Israël est en croissance continue : après l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, Israël est notre troisième partenaire commercial dans la région. Les importations ainsi que les exportations ont augmenté  : nos exportations de 0,6 pour cent et nos importations de près de 10 pour cent. Nous exportons principalement dans les domaines pharmaceutiques et des métaux précieux. Dans le secteur agricole, nous pourrions intensifier nos échanges, mais le potentiel existe surtout dans les technologies de pointe.

La Suisse tout comme Israël est un pays qui se distingue de ses voisins. Les deux nations ont approximativement la même superficie et le même nombre d’habitants. Que peuvent-elles apprendre l’une de l’autre ?

Pour jouir d’une certaine indépendance, il faut une économie forte qui dépend évidemment de l’éducation dispensée. Israël peut largement s’inspirer de notre système éducatif. J’entends souvent dire par les économistes israéliens que le pays manque de personnel qualifié non issu des cercles académiques. En Suisse, nous sommes d’ardents promoteurs de la formation professionnelle en entreprise. La qualité des professionnels qui ont suivi un tel cursus est largement reconnue, et plusieurs pays importants, y compris les Etats-Unis, cherchent à s’en inspirer. En Israël, en revanche, le système éducatif est presque exclusivement tourné vers la formation académique. Notre système éducatif est étroitement lié à nos valeurs, il est partie intégrante de notre capacité novatrice et garantit notre standard de qualité élevé dans tous les domaines, de la construction au high-tech en passant par l’industrie horlogère, les services financiers ou encore la pharma.

D’un autre côté, la Suisse pourrait s’inspirer de la mentalité israélienne, plus audacieuse, surtout en ce qui concerne les investissements dans les nouvelles technologies. Alors qu’en Suisse on exige une garantie de succès pour investir dans une entreprise, on est beaucoup plus courageux en Israël. On continuera à investir sur une personne, même si elle a échoué par le passé. L’échec n’est pas un critère rédhibitoire. Il fait partie de l’expérience.

L’interview a été menée par Joëlle Weil

http://israelentreleslignes.com/2017/04/la-suisse-est-souvent-associee-a-une-image-depinal-montres-et-chocolat/

 

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