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En 2019, un peu plus de 2 000 Français ont effectué leur aliya, c’est à dire leur « montée » vers Israël. Les flux sont ainsi revenus à un niveau assez bas puisqu’ils étaient près de 8 000 en 2015. Selon nos informations collectées en Israël, on enregistre en moyenne 10% de retour chez les  Français mais ce taux monte à 30% pour les personnes qui n’ont pas pris assez de temps pour préparer leur nouvelle vie, c’est-à-dire au moins trois ans. Mais ces chiffres de la yerida, c’est à dire « la descente » au départ d’Israël demeurent tabous. (https://www.franceculture.fr)

LE PLUS. Depuis 1948 (la date de la création de l’Etat d’Israël), près de 121 000 Français juifs sont partis vivre en Israël selon les statistiques de l’Agence Juive, l’organisme gouvernemental chargé de l’immigration dans ce pays. Tous n’ont pas eu la même motivation au départ ni les mêmes convictions, tous n’ont pas la même relation avec leur pays de départ et leur pays d’arrivée.

La majorité des Français venus vivre en Israël ces dernières années invoquent l’antisémitisme comme motivation principale à leur départ. Effectivement, les statistiques officielles du ministère français de l’Intérieur et de l’Agence Juive en Israël se suivent : quand l’antisémitisme augmente en France, les départs vers Israël augmentent l’année suivante. Cela a été le cas sur les années 2002-2005 pendant la seconde intifada quand le nombre de départs à doublé, puis de 2012 à 2016 avec les attentats de l’école Ozar Hatorah à Toulouse et de l’Hypercasher à Paris, où ils ont triplé.

https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/la-france-israel-et-moi

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