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Les Emirats arabes unis ont vu dans le texte de Trump ‘un important point de départ’, l’Arabie saoudite a dit ‘apprécier’ les efforts de Donald Trump, tandis que l’Egypte a appelé à un examen ‘attentif’ et ‘approfondi‘ du plan. Le Qatar a salué l’initiative. Tous ont cependant souligné la nécessité que le futur Etat palestinien ait Jérusalem-Est pour capitale, la Jordanie y ajoutant le respect des frontières de 1967. Un point sur lequel a également insisté l’ONU, alors que le plan de Trump n’en tient absolument pas compte.

Sans être vraiment critiques, les Européens ne se sont engagés sur rien. Si Londres a salué une « proposition sérieuse » qui pourrait permettre d’aller de l’avant, l’Union européenne a assuré simplement qu’elle allait ‘ étudier et évaluer» le plan. Tonalité légèrement plus critique à Berlin, où le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a souligné que seule une solution ‘acceptable par les deux parties‘ pouvait ‘conduire à une paix durable entre Israéliens et Palestiniens‘. Paris a eu une réaction neutre, se contentant d’appeler au respect du droit international.  Conséquence immédiate, Benjamin Netanyahou a annoncé que le plan d’annexion d’une partie de la Cisjordanie serait soumis dès dimanche à ses ministres, avec l’approbation de l’ambassadeur des Etats-Unis David Friedman.

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DANS LE MONDE  : « Si le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, tout sourire au côté de Donald Trump, a salué « une journée historique », le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a refusé ces derniers mois les offres de dialogue du tempétueux président, a affirmé que ce plan de 80 pages ne passerait pas. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d’habitants séparée géographiquement de la Cisjordanie, a aussi rejeté la proposition américaine.

En Jordanie, le ministre des affaires étrangères, Ayman Safadi, a affirmé le « soutien » d’Amman à « tous les efforts sincères visant à obtenir une paix juste et globale », dont la seule voie est l’établissement d’un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.

Au Liban, le Hezbollah a estimé que « le projet de règlement contenu dans ce plan est des plus dangereux ». « Il vise à se débarrasser du droit au retour [des réfugiés palestiniens], à priver le peuple palestinien de son droit sur ses terres (…) et à créer des tensions sociales et démographiques et de la sédition qui ne serviront que les intérêts de l’ennemi et ses buts expansionnistes », a asséné le puissant mouvement pro-iranien dans un communiqué.

L’Arabie saoudite a de son côté dit « apprécier » les efforts de Donald Trump. Le roi Salman a aussi réaffirmé lors d’un entretien téléphonique avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l’engagement du royaume sur la question des droits palestiniens, a rapporté l’agence de presse officielle saoudienne.

En Egypte, le ministère des affaires étrangères a appelé « les parties concernées à examiner de manière attentive et minutieuse la vision américaine pour parvenir à la paix et à ouvrir les canaux du dialogue, sous les auspices des Etats-Unis, pour la reprise des négociations ».

Au Qatar, le ministère des affaires étrangères a déclaré qu’il appréciait les efforts américains pour trouver une solution au conflit tant que ceux-ci respectent le cadre de la légitimité internationale. Selon des propos rapportés par la chaîne de télévision Al-Jazira, le ministère a ajouté qu’il était impossible de parvenir à la paix sans protéger les droits des Palestiniens avec l’instauration d’un Etat souverain conformément aux frontières de 1967.

Les Emirats arabes unis ont vu dans ce texte « un important point de départ » pour un retour à la table des négociations. Leur ambassadeur à Washington Youssef al-Otaïba était, avec ses homologues d’Oman et de Bahreïn, un des représentants de pays arabes à la Maison Blanche, où l’absence des Palestiniens était criante.

  • Un plan « mort-né » pour la Turquie

Au Royaume-Uni, le ministre des affaires étrangères Dominic Raab a jugé qu’il s’agit « à l’évidence » d’une « proposition sérieuse ». « Seuls les dirigeants d’Israël et des territoires palestiniens pourront déterminer si ces propositions peuvent répondre à leurs besoins et aux aspirations des peuples qu’ils représentent. Nous les encourageons à donner à ces plans un examen sincère et juste et à voir s’ils pourraient constituer une première étape sur la voie du retour aux négociations. »

En Turquie, le ministère des affaires étrangères rejette un « plan d’annexion qui vise à tuer la solution à deux Etats et à voler des terres aux Palestiniens ». Ce plan est « mort-né », ajoute-t-il. »

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