Partager

“Notre maison est toujours en feu. Votre inaction attise les flammes et si vous aimez vos enfants, nous vous demandons d’agir.” C’est ainsi que Greta Thunberg a conclu son court discours à la tribune du Forum économique mondial de Davos, ce mardi 21 janvier. Les israéliens ne s’intéressent pas trop à Greta et son discours alarmiste. Il faut dire que les médias du pays ont de nombreux sujets (sécurité surtout) qui leurs paraissent bien plus prioritaires. Ce qu’a dit Trump hier au Sommet de Davos a été largement repris en Israël par les médias.

Selon le huffingtonpost.fr : « La jeune militante y a notamment prôné le “désinvestissement” pour lutter contre le réchauffement climatique. Elle a demandé à tous les participants, des dirigeants de banques aux gouvernements, d’arrêter dès maintenant tout investissement dans les énergies fossiles.

Mais derrière ce message, en filigrane, le discours de Greta Thunberg était surtout une nouvelle réponse, point par point, à celui prononcé par Donald Trump à la tribune de Davos quelques minutes plus tôt, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

Alors que le président américain appelle à rejeter les prophètes de malheur, la militante suédoise rappelle que ceux qui lui reprochent d’être pessimiste n’ont rien apporté, si ce n’est “le silence, ou pire, des phrases vides et de fausses promesses”.

Quand il met en garde contre “les socialistes radicaux” qui pourraient détruire l’économie, elle répond que ce n’est pas une question de gauche ou de droite: “la droite, la gauche et le centre ont tous échoué”.

Donald Trump a également affirmé qu’une économie forte et concentrée sur le futur pourrait, grâce à l’innovation, faire face à tous les défis. Ce à quoi Greta Thunberg a répondu, indirectement, qu’elle ne demandait pas aux puissants de ce monde de “se reposer sur des technologies qui n’existent pas à grande échelle”, mais d’agir maintenant en arrêtant de subventionner les énergies fossiles.

La jeune Suédoise, qui a commencé sa grève de l’école pour le climat en 2018 et a depuis mobilisé des millions de personnes à travers le monde, a rappelé que “la transition sera dure”, mais que ce qu’elle demandait n’était que “l’effort minimal nécessaire pour débuter”.

Et de mettre en garde Donald Trump et tous les autres dirigeants: s’ils ne font rien, “nous aurons à expliquer à vos enfants pourquoi vous avez abandonné sans même avoir essayé. Ma génération n’abandonnera pas sans combattre.”

 

Partager