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Radio J ce lundi à 7h05. Israël hightech.

FOOD LAB. La 17ème édition de la Manifestation annuelle du Technion France se tiendra le Mercredi 11 Décembre, à la Maison de la Chimie à Paris, avec pour thème « l’Homme au Cœur de son e-Environnement » et se concentrera sur les thématiques majeures dont l’Environnement, la Santé et la Nutrition, la Smart City et les nouvelles mobilités, ainsi que la formation et l’éducation à l’heure du numérique. Reconduction de l’accord de coopération académique avec l’École Polytechnique en présence d’Eric Labaye, Président de l’Ecole Polytechnique et par la signature de l’accord de cotutelle avec l’Université Paris-Saclay en présence de Sylvie Retailleau, Présidente de l’Université Paris-Saclay. Un FoodTech Lab où six startups imaginent la nutrition de Demain.

A. SANTE NUMERIQUE.

Plus de 1000 participants assistaient la semaine dernière à la conférence sur le numérique dans le domaine de la santé (Digital Health Now). 60 organisations et 350 sociétés ainsi que des start up du monde entier ont échangé sur les dernières innovations dans le secteur de la télémédecine, de la santé numérique et du bien-être.

Parmi les participants, citons Tyto Care qui a développé l’appareil TytoHome qui permet au patient d’effectuer chez lui des examens médicaux et qui a été cité récemment par TIME Magazine comme l’une des « cent meilleures inventions de l’année 2019 ».

La start up israélienne RightHear dont l’application doit faciliter la vie des aveugles et des déficients visuels participait également à la conférence. Cette application, qui est déjà accessible dans plus de 1000 villes en Israël et aux Etats-Unis, permet via des senseurs aux personnes concernées de se diriger en toute sécurité grâce à des indications telles que « La porte est juste devant vous ».

L’application est déjà utilisée dans certains supermarchés israéliens. Grâce à RightHear une rue entière de Tel-Aviv, en l’occurrence la rue Ibn Gvirol, a été adaptée aux non-voyants. Les magasins, numéros de rue, la position des voies cyclables et piétonnes ainsi que les entrées d’immeubles sont communiqués aux aveugles par l’application. La start up espère étendre ce projet à tout le pays.

B.EDF EN ISRAËL.

La filiale israélienne de la société française EDF a remporté un appel d’offres pour la construction d’une quatrième centrale solaire à Ashalim, dans le désert du Néguev, en fixant un prix record pour la production d’énergie solaire.

Le champ de panneaux photovoltaïques, qui devrait entrer en service en 2021, fournira de l’électricité à 8,68 agorots par kWh.

Dans la première centrale solaire d’Ashalim, qui a commencé à produire de l’énergie fin 2017, le prix était de 40 agorots par kWh, a rapporté jeudi le quotidien économique Calcalist.

Pour sécuriser le nouvel accord, l’État a réduit divers facteurs de risque, notamment en matière de planification, en veillant à ce que les kibboutzim locaux ne demandent pas d’argent pour l’utilisation de leurs terres.

La construction de l’usine coûtera environ 150 millions de shekels (près de 40 millions d’euros) et l’accord fixe le prix de l’électricité pour une période de 25 ans.
Ashalim dispose déjà de deux centrales thermo-solaires produisant chacune 120 MW par an, et d’une centrale photovoltaïque qui génère 30 MW tous les ans.

Les centrales thermo-solaires captent la lumière du soleil et la transforment en chaleur avant de la convertir en l’électricité.

Le système photovoltaïque (PV) – le plus répandu en date – capte les rayons du soleil et les convertit immédiatement en électricité.

C. ISRAËL EN FRANCE.

On dénombre 80 établissements filiales d’entreprises israéliennes en France. Le nombre d’emplois dans l’ensemble de ces filiales est estimé à environ 1500.

Le principal acteur industriel et employeur israélien en France était Teva, groupe pharmaceutique de taille mondiale, qui, suite à un plan de restructuration a fortement réduit ses effectifs internationaux, ramenant le nombre d’emplois en France autour de 350.

Delta Galil, principal groupe israélien dans le secteur de l’habillement, a racheté en mai 2018 le fabricant français de sous-vêtements masculins Eminence pour 125 M€, permettant ainsi de sauvegarder plus de 600 emplois.

Si la grande majorité des filiales israéliennes sont de petite taille (moins de 20 employés), on dénombre quelques établissements intermédiaires d’acteurs comme Alrov (Hôtel Lutetia), Sasa Holdings (chimie et plasturgie), Frutarom (agro-alimentaire, désormais partie d’un groupe américain) ou encore Varonis et Jfrog (logiciels et services informatiques). 70% des implantations d’acteurs israéliens en France sont concentrées en région parisienne.

Les entreprises françaises sont attirées par l’écosystème d’innovation israélien. Si les investissements dans ce domaine sont trop faibles en montant pour être comparés avec les autres investisseurs étrangers, les projets concrets se multiplient, sous différentes formes : rachats de startups israéliennes (ex. : Coloright par L’Oréal, Viaccess-Orca par Orange, CMT par Thales, Blink par Havas), investissement direct ou via des fonds de capital-risque israéliens (ex. Orange, Renault, Engie, Valéo, Airbus), ouverture d’un accélérateur ou laboratoire d’open innovation (STMicroelectronics, Renault) ou partenariat avec des structures locales (ex. : Thales, Airbus, Orange, SNCF, AXA, Alstom pour les principaux), sachant que la majorité des grands groupes français ont désormais a minima une démarche de prospection technologique en Israël.

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