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Publié ce mercredi 20 novembre, le rapport de l’Association of Rape Crisis Centers in Israel est stupéfiant. En effet, si ce dernier montre que le mouvement #MeToo a eu des effets bénéfiques, il révèle également que la justice israélienne peine encore à punir les auteurs de crimes sexuels.

En 2018, la police israélienne a ouvert 6 220 enquêtes sur des allégations de crimes sexuels et de harcèlement, dont 1 166 de viols présumés, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2017 et de 40 % par rapport à 2013, d’après le rapport de l’Association of Rape Crisis Centers in Israel. Si le mouvement #MeToo a aidé de nombreuses femmes à « parler », la justice ne fait malheureusement encore pas toujours son travail.
Ainsi, parmi les affaires d’agression sexuelle et de harcèlement traitées par la police et remises aux procureurs pour inculpation, 83 % ont été classées, et seulement 17 % ont donné lieu à une mise en accusation.
Environ 91 % des allégations de viol n’ont pas débouché sur des poursuites pénales, soit neuf affaires sur dix.
Tous les appels, sauf un, contre la clôture des affaires de crimes sexuels ont également été rejetés (181 sur 182, soit 99,5 %), selon le rapport.
Les recherches ont également permis d’établir que la majorité des victimes (63%) de viols collectifs étaient des jeunes filles âgées de 12 à 18 ans.
Au sein même de l’armée israélienne, les langues se délient puisque le nombre de signalements de crimes sexuels a augmenté de 15% par rapport à l’année précédente.
Pour autant, sur les 1 706 plaintes déposées, seulement 165 ont fait l’objet d’une enquête par les autorités militaires compétentes. Une situation « très décevante » pour Orit Sulitzeanu, directrice exécutive de l’Association of Rape Crisis Centers in Israel.
« La sensibilisation du public aux tendances de la violence sexuelle s’est peut-être accrue, mais il n’y a rien de nouveau parmi les forces de l’ordre », déplore-t-elle.

Source Au Feminin

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