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Twitter a supprimé la plupart des comptes de la télévision du Hezbollah libanais, indiquant qu’il n’y a « pas de place sur Twitter pour les organisations terroristes illégales et les groupes extrémistes violents ». À Beyrouth, la direction de la chaîne a démenti enfreindre les règles du réseau social.

Après YouTube et Facebook à partir de 2017, c’est maintenant au tour de Twitter de bloquer des comptes de la télévision du Hezbollah al-Manar. La chaîne du parti chiite libanais a annoncé que sept de ses comptes, dont des pages en anglais, français et espagnol, suivies par un million de personnes, ont été bloqués. Un porte-parole du réseau social, basé à San Francisco, a confirmé l’information.

Selon des responsables de la chaîne, Twitter aurait cédé aux pressions politiques exercées par un groupe d’élus du Congrès américain.

Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, la campagne contre le parti chiite a été considérablement accrue. Les autorités américaines ont imposé des sanctions à plus d’une cinquantaine de personnes ou d’entités qui seraient liées au Hezbollah. Le président du bloc parlementaire et plusieurs députés du parti ont été frappés par ces mesures, et le département du Trésor américain menace de sanctions toute banque libanaise qui ouvrirait un compte à un responsable ou un élu de la formation pro-iranienne.

Des pays arabes ont emboîté le pas à Washington en imposant des sanctions contre le Hezbollah. La chaîne al-Manar avait été bannie des satellites de télécommunication Arabsat et Nilesat, au début de la crise en Syrie.

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