Partager

Erdogan s’en est pris violemment à Emmanuel Macron, reprenant les critiques du chef de l’Etat français sur l’Otan. «Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’Otan», avait déclaré Emmanuel Macron dans The Economist le 7 novembre. «Je lui réponds qu’il devrait plutôt se préoccuper de son état cérébral !», a violemment répondu le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier est devenu la bête noire en Israël depuis bien longtemps. Il est considéré comme un antisémite notoire. Qu’il s’attaque à la France a beaucoup surpris à Jérusalem.

LE PLUS. SELON ORANGE. « Déjà au plus mal, les relations diplomatiques entre la France et la Turquie connaissent une nouvelle tempête à la suite du déclarations offensives du président turc Recep Tayyip Erdogan à l’encontre d’Emmanuel Macron. Reprenant les déclarations du chef de l’Etat français qui avait jugé l’Alliance atlantique en état de « mort cérébrale » dans une interview à l’hebdomadaire The Economist, Recep Erdogan a déclaré: « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale ». Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par le président de la République envers l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux ».

LE SAVIEZ-VOUS? A L’ONU RECEMENT.

Le Chef de l’Etat turc a prononcé un virulent discours devant la 74ème Assemblée Générale des Nations Unies (ONU) à New York. Recep Tayyip Erdogan a centré son allocution autour de la notion de Justice. Il a mis l’accent sur les trop nombreuses injustices, politiques, géographiques, économiques et éducationnelles à travers le monde. « Il n’est pas acceptable qu’une partie du monde vive dans l’opulence et le luxe, et une autre dans la pauvreté, la misère et l’ignorance », a-t-il d’abord lancé. De la même manière, la sécurité des peuples est un autre point sur lequel le Président Erdogan a voulu soutenir son message. « Si l’un d’entre nous n’est pas en sécurité, alors nous ne pouvons tourner le dos à cette réalité qu’aucun d’entre nous ne sera en sécurité », a-t-il assuré. Il a appuyé ce point de vue en donnant l’exemple de l’accès à la puissance nucléaire, dénonçant les inégalités sur ce sujet puisque certains pays possèdent cette force alors que d’autres ne peuvent u accéder.

« La puissance nucléaire doit être autorisée pour tous ou interdite pour tous. Elle ne doit pas à chaque occasion être un moyen de menacer un autre pays », a-t-il estimé. Selon le Président turc, ces injustices sont notamment dues au système mondial actuel. Il a rappelé son opposition au modèle actuel de fonctionnement de l’ONU, en particulier celui du Conseil de Sécurité. « Je le répète une nouvelle fois, le Monde est plus grand que cinq. Il est temps de changer notre mentalité, nos institutions et nos règles », a-t-il soutenu. Et d’ajouter : « Nous devons immédiatement mener des réformes profondes pour donner au Conseil de Sécurité une forme basée sur la justice ».

– La Cause Palestinienne :

Le Chef de l’Etat turc est ensuite revenu sur la situation au Proche-Orient où les politiques de l’Etat israélien; « La Turquie continuera à être du côté du peuple palestinien opprimé », a-t-il d’abord rappelé, avant de condamner les comportements israéliens.

Erdogan a fustigé la politique du gouvernement israélien, montrant avec des cartes l’élargissement du territoire israélien aux dépens des Palestiniens : « Israël en veut toujours plus », a-t-il dénoncé. « Je le demande ici, quelles sont les limites du territoire israélien, qu’étaient-elles en 1947, puis en 1949 et en 1967 ? Que sont-elles aujourd’hui », a-t-il poursuivi. « Les résolutions de l’ONU et du Conseil de Sécurité sur Israël ne sont pas appliquées. A quoi sert alors l’ONU ? Si les décisions prises ne sont pas efficaces, où la Justice sera-t-elle assurée ? », a-t-il dénoncé, avant de poursuivre : « une solution du conflit israélo-palestinien n’est possible qu’avec la création d’un Etat palestinien selon les frontières de 1967 ». Erdogan a aussi fait référence au projet américain pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

« Est-ce que l’objectif de ‘l’accord du siècle’ est de faire disparaitre totalement les acquis actuels de l’Etat et du peuple palestiniens ? », s’est-il interrogé, remettant en cause le contenu du plan qui reste à être dévoilé.

 

Partager