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Les israéliens pourraient-ils être appelés à des élections directes pour désigner le 1er ministre ? C’est en tout cas ce que tente de promouvoir le Bloc de Droite/Ultra-orthodoxe pour, officiellement, sortir, Israël de l’impasse politique qui dure depuis 7 mois.

Déjà un projet de Loi est en préparation pour la rendre réalisable. Pour l’heure ni Netanyahu ni Gantz n’ont réagi à cette proposition, mais le leader du Likoud pourrait la trouver très à son goût bien qu’il rappelle être toujours engagé à la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Inutile d’être fin analyste politique pour comprendre qu’il vaudrait mieux pour Netanyahu d’arriver à l’échéance de son éventuelle mise en examen avec la couronne de 1er ministre sur la tête. Une position de force. Le parti sait aussi que la majorité des israéliens préfèrent le voir à la tête du gouvernement plutôt que Benny Gantz qu’ils jugent inexpérimenté.

D’ailleurs, les sondages réalisés hier juste après l’annonce de possibles élections directes, le prouvent. Netanyahu a une légère longueur d’avance sur son rival bleu et blanc. 40% contre 36%. Mais attention 24% sont encore indécis. Si Netanyahu était élu 1er ministre tout ne sera cependant pas résolu. Il lui faudra encore former une coalition pour lui permettre de gouverner pendant 4 ans.

Là le Likoud estime que tous les partis devront s’entendre avec le vainqueur étant donné que le peuple aura parlé clairement. Mais ce n’est pas si simple. Il y a déjà eu des élections directes au poste de Premier ministre. En Israël. En 1996, 1999 et 2001. Mais c’est justement en raison en raison des difficultés rencontrées pour former et maintenir des coalitions dans le nouveau système que l’on était revenu à l’ancien, c’est-à-dire voter pour un parti.

Nathalie Sosna-Ofir
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