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Benjamin Netanyahu entre la vie et la mort politique. Quelsuqes jours après l’inculpation de l’actuel premier ministre israélien pour corruption, les mobilisations se multiplient en Israël entre pro et anti-Netanyahou.  Les uns veulent la démission du premier ministe, tandis que les autres crient au coup d’Etat. En effet, après une grande mobilisation à Tel Aviv et à Haifa organisée par les détracteurs du premier ministre israélien, les pro-Netanyahu veulent apporter leur soutien inconditionnel à un premier ministre qui traverse une situation politique extrêmement difficile.


« Il y a un coup d’Etat institutionnel qui se déroule sous nos yeux »

Simcha Rothman : « Il y a des endroits où se passent des coups d’Etat militaires et l’armée renverse le président élu et il y a un coup d’Etat institutionnel qui se déroule sous nos yeux ». Cette situation politique intervient dans un contexte très difficile où Benjamin Netanyahu est désavoué jusque dans son propre camp. C’est surtout le cas Gideon Sa’ar, député Likoud, qui, depuis l’inculpation de Netanyahu, est sorti du bois exigeant la démission du premier ministre israélien. « J’ai travaillé avec Netanyahu sur la base d’un respect mutuel et je l’ai soutenu dans tous les moments de l’enquête et pendant la campagne. Nous avons dispersé la Knesset comme il le voulait.  Le Likoud veut le succès de ce parti, mais rien n’est plus important que le peuple et l’Etat. Bien sûr, si les membres du Likoud veulent qu’il continue, alors, je respecterai ce choix », a fait savoir Sa’ar.

« Les enquêteurs ne recherchaient pas la vérité, ils me recherchaient »

Rappelons que Netanyahu a catégoriquement refusé de rendre le tablier malgré les nombreux appels en provenance de l’opposition.  Le 21 novembre, après avoir été informé de son inculpation, il s’est adressé au peuple israélien dans une allocution télévisée dénonçant un coup d’Etat contre lui. « Ce soir, nous sommes témoins d’une tentative de coup d’Etat contre un premier ministre en fonction, basé sur des inventions et une enquête corrompue et impartiale.  Il n’empêchera pas la vérité de triompher. Je continuerai à diriger selon la lettre de la loi, avec responsabilité, dévouement et préoccupation pour la sécurité et l’avenir de tous. Les enquêteurs ne recherchaient pas la vérité, ils me recherchaient », avait-il déclaré.

Article adapté et remis à jour de Source Le Courrier du Soir

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