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Elnet œuvre au renforcement des relations bilatérales entre la France et Israël. Sa deuxième conférence a eu lieu à Paris ce dernier week-end en présence de Bruno Le Maire et Yair Lapid. Plusieurs experts et décideurs européens et israéliens ont participé à cet événement exceptionnel. Arié Bensemhoun, directeur d’Elnet -Europe a mené de manière magistrale (Israelvalley y était) cette conférence internationale qu’il a organisé avec ses équipes en présence de très hautes personnalités venues d’Israël, des USA et d’Europe.

A SAVOIR. La seconde édition de la « ELNET International Policy Conference » a eu lieu  à Paris du 9 au 11 Novembre dans les salons de Hôtel Salomon de Rothschild. Un événement unique sur les relations Europe-Israël.

Créée en 2007 par des leaders européens, américains et israéliens, ELNET est une organisation qui a su gagner ses lettres de noblesse sur le terrain du réchauffement des relations entre l’Europe et Israël. Son ambition: “développer des partenariats stratégiques entre des États européens et Israël, basés sur des valeurs communes de démocratie, de paix, de liberté et de prospérité, pour la construction d’un avenir meilleur et plus sûr. ELNET impacte les politiques courantes affectant les relations entre l’Europe et Israël en construisant des relations entre des décideurs de haut niveau européens et israéliens, en organisant des programmes éducatifs visant à renforcer la compréhension mutuelle et en mettant à disposition des citoyens européens les moyens d’action nécessaires pour les impliquer dans l’action politique.”.

Instance non communautaire, elle est présente dans plusieurs capitales européennes et œuvre au quotidien pour rapprocher deux entités qui ont tant à partager et à gagner à mieux se connaître: l’Europe et Israël.

LE POINT. Dennis Ross est, à 70 ans, l’un des meilleurs experts américains du Proche-Orient. Ancien émissaire américain dans la région sous les présidents George Bush père, Bill Clinton et Barack Obama, aujourd’hui conseiller au think tank américain Washington Institute for Near East Policy, il a joué un rôle majeur, des années 1990 jusqu’à l’élection de Donald Trump, dans l’élaboration et la mise en œuvre de la diplomatie américaine au Proche-Orient. Il était à Paris du 9 au 11 novembre pour la deuxième conférence internationale organisée par Elnet, un think tank qui oeuvre au renforcement des relations bilatérales entre l’Europe et Israël. Il a répondu aux questions du Point.

Le Point : Après le retrait partiel américain de Syrie, va-t-on vers un retrait total des États-Unis du Proche-Orient ?

Dennis Ross : Donald Trump a exprimé une claire volonté de se désengager de ce qu’il appelle « les guerres sans fin » dans lesquelles les États-Unis sont engagés. Son instinct le pousse à quitter le Moyen-Orient. Il pense qu’on peut laisser ces problèmes à d’autres. En Syrie, il affirme que les troupes américaines vont rester autour de Deir ez-Zor (dans l’est du pays) afin de protéger les puits de pétrole. Ce motif est le pire qu’il puisse donner, car il renforce le préjugé des radicaux quant aux motivations énergétiques de la politique américaine dans la région. Tôt ou tard, il décidera de se retirer aussi de Deir ez-Zor. Vu que le Moyen-Orient est si proche de l’Europe, cette situation fait peser un fardeau sur les Européens. Ils seraient bien avisés de se demander ce qu’ils peuvent faire si le rôle américain diminue.

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