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EDITORIAL de D.R. Donald Trump, grand ami d’Israël (au moins pour l’instant!), menace l’industrie de la Turquie. Donald Trump : « Comme je l’ai dit et répété, si la Turquie fait quelque chose que je considère comme dépassant les limites, je détruirai entièrement l’économie turque (je l’ai déjà fait avant) », a-t-il écrit.

Ce qu’il a « oublié », c’est qu’Israël considère la Turquie comme un pays clé pour ses échanges internationaux. Malgré des relations diplomatiques exécrables, les échanges entre les deux pays ont doublé en 5 ans. La Turquie exporte vers Israël essentiellement du fer, de l’acier, des machines électriques, des véhicules, des minéraux, du textile et du béton.

De son côté, Israël vend à la Turquie principalement des produits chimiques, des plastiques et des produits en caoutchouc. Israël est l’un des pays non européens avec qui la Turquie a le plus intensifié ses échanges commerciaux depuis les années 1980.

Le volume des échanges est passé de cinquante millions de $ en 1985 à 1,3 milliard en 2002. Amnon Dotan, membre du présidium de la Chambre de commerce israélienne, a précisé récemment que « les relations commerciales Israël-Turquie se sont poursuivies même lorsque la diplomatie se maintenait à un niveau très bas. La Chambre de commerce israélienne indique que le volume des échanges entre la Turquie et Israël s’élève à hauteur de 3,9 milliards de dollars.

Selon Le Figaro : « L’avertissement lancé par Donald Trump à la Turquie est clair. Les États-Unis se tiennent prêts à «anéantir complètement» l’économie du pays si celui-ci «dépasse les bornes». Une menace qui fait référence à la décision de Recep Tayyip Erdogan de lancer une nouvelle offensive en Syrie contre une milice kurde après l’annonce du retrait des militaires américains stationnés dans la zone. Ces propos relancent les hostilités entre les deux pays après un été 2018 déjà marqué par une escalade des tensions. Mais le président américain est-il réellement en mesure d’affaiblir l’économie turque? Pour Julien Marcilly, économiste en chef chez Coface, la réponse est oui. «La Turquie est dans une situation économique très fragile. Il suffit d’un tweet pour provoquer un effet déstabilisateur quasi immédiat». »

Selon Ouest-France : « Deux sénateurs démocrate et républicain ont dévoilé mercredi une proposition visant à sanctionner très sévèrement la Turquie si elle ne retire pas son armée de Syrie dans la foulée de son opération en cours contre les forces kurdes. Ce projet imposerait au gouvernement de Donald Trump de geler les biens aux États-Unis des plus hauts dirigeants turcs, y compris le président Recep Tayyip Erdogan, et d’imposer des sanctions à toute entité étrangère qui vendrait des armes à Ankara. Les mesures punitives viseraient aussi le secteur énergétique turc ».

Selon i24News : « La Turquie a lancé mercredi une offensive dans le nord-est de la Syrie contre les YPG, une milice kurde soutenue par les pays occidentaux mais qualifiée de « groupe terroriste » par Ankara. Cette opération a suscité un tollé international. Après avoir semblé donner son feu vert à cette opération, le président américain Donald Trump a soufflé le chaud et le froid, menaçant notamment d' »anéantir » l’économie turque si Ankara « dépassait les bornes ».

Vendredi, Washington a indiqué que le ministre américain de la Défense avait « fortement encouragé » la Turquie à « interrompre » son opération en Syrie, lors d’un entretien téléphonique la veille avec son homologue turc. La Turquie affirme que cette opération vise à mettre en place une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur le long de sa frontière afin de séparer celle-ci des territoires contrôlés par les YPG. « Nous continuerons notre combat jusqu’à ce que tous les terroristes soient descendus au sud des 32 km » prévus par cette zone, a déclaré vendredi M. Erdogan ».

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