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Le pacte alimentaire de Milan, c’est l’engagement de 200 villes du monde entier pour une alimentation plus durable. Elles étaient réunies à Montpellier pour leur congrès annuel.

30% des gaz à effet de serre sont produits par la production alimentaire, sa distribution et sa consommation.
C’est sur ce chiffre fort qu’a débuté cette semaine à Montpellier le symposium des villes signataires du pacte de Milan.
«Pire, a renchéri David Navarro, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, un tiers de la mortalité mondiale est due à ce qu’on mange ou ce qu’on boit». Le pacte de Milan est né à l’initiative de la ville italienne lors de l’exposition universelle qui s’y tenait en 2015. Au départ, une cinquantaine de villes adhèrent.
Elles sont 200 aujourd’hui, dont 30 capitales. Leurs représentants ont échangé à Montpellier des exemples d’actions à suivre sur le terrain. «Les villes peuvent plus que les États car elles sont face à des problématiques concrètes» a rappelé David Navarro.
L’échevin de Liège a expliqué comment des terres communales de sa circonscription ont été mises à la disposition de coopératives qui produisent des fruits et légumes vendus ensuite en circuit court au centre-ville.
Le maire de Ouagadougou a expliqué son projet de ceinture verte autour de la ville, destinée à être boisée et occupée par des parcelles réservées à des associations de femmes pour une production locale.
Le maire de Montpellier et président de la métropole Philippe Saurel a quant à lui fait voter un manifeste avec comme point fort la sanctuarisation de deux tiers du territoire qui devront être consacrés aux espaces naturels et agricoles. D’autre part, la direction des affaires juridiques a modifié le code des marchés publics pour l’ouvrir aux producteurs locaux.
Il a suffi pour cela que l’appel d’offres ne soit plus général – «Fruits et légumes» – mais spécifique: melons, tomates….
Mais les initiatives locales n’auront de portée significative qu’à la condition d’inclure les problématiques de distribution et de consommation. Les villes sont en effet porteuses des politiques publiques de l’eau, des transports et des déchets.
Prouvant à quel point l’alimentation est un domaine transversal. En conclusion, la FAO a rappelé que 30% de ce qui est produit n’est pas consommé. C’est dire l’énorme marge de progression possible en termes de préservation de la planète.
En fin de congrès six villes ont été primées pour leurs actions en matière d’alimentation durable:
Tel-Aviv en Israël dans la catégorie «Instaurer une gouvernance alimentaire locale» pour sa collaboration avec d’autres villes, Kazan en Russie pour sa bonne nutrition, Nairobi au Kenya pour ses actions en termes de sécurité alimentaire, Rio de Janeiro au Brésil dans la catégorie production alimentaire, Sao Paulo au Brésil pour son action en matière de réduction du gaspillage alimentaire.
Et enfin Montpellier pour l’approvisionnement et la distribution alimentaire orchestrés par la Métropole.

Source Le Figaro

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