Meyer Habib. « S’inspirer des méthodes israéliennes de lutte antiterroristes. »

By |2019-10-06T10:01:14+03:00octobre 6th, 2019|Categories: EDITORIAL|
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OPINION. Député Meyer Habib (Extraits selectionné par IsraelValley d’un post sur Facebook). « Le terroriste de la préfecture de police de Paris qui a assassiné quatre fonctionnaires de police au couteau avant d’être abattu était un converti à l’islam qui fréquentait une mosquée salafiste à Gonesse.C’est l’intifada des couteaux en plein Paris. Incroyable mais vrai. Imaginez ! Au cœur du cœur de la préfecture de police sévissent des islamistes. Ils gangrènent notre République.

Un agent qui faisait les louanges des frères Kouachi, les terroristes de Charlie Hebdo, était en charge du suivi des islamistes radicalisés. Ça paraît délirant, c’est la triste réalité. Plus de 260 tués par l’islam djihadiste depuis depuis janvier 2015. Ce terrible attentat révèle de très graves dysfonctionnements au cœur de l’État.

Comme nombre de mes collègues LR, je demande une commission d’enquête parlementaire et un audit complet et approfondi de l’ensemble des services de l’Etat pour identifier et écarter tous les individus radicalisés. Il est temps de nous inspirer des méthodes israéliennes de lutte antiterroristes – les meilleures au monde qui ont fait leur preuves – notamment la rétention administrative de tous les islamistes radicalisés à risque. C’est d’ailleurs ce que préconisait mon ami, l’ancien député LR et président de la commission d’enquête sur les attentats de Paris, Georges Fenech. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndaye a déclaré «ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est terroriste ». »

LE PLUS.  C’était en Avril 2019, un entretien avec Meyer Habib par Raymond Taube, rédacteur en chef d’Opinion Internationale, sur les enjeux des législatives en Israël, notamment pour la France. (Surprise. Le jeu de questions – réponses reste valide après le deuxième tour de vote en Israël!).

Meyer Habib ne cache pas sa proximité avec Benjamin Netanyahou. Mais il est aussi un fin connaisseur de la scène politique israélienne et des relations parfois complexes de la France avec la seule démocratie de la région, comme il se plaît à le rappeler.

En quoi les Français sont-ils concernés ou impliqués par les élections israéliennes ?

« En principe, la coopération bilatérale franco-israélienne ne devrait pas être impactée par les élections du 9 avril. La coopération est forte et se développe. Sur le plan sécuritaire, Israël aide directement les autorités françaises à lutter contre le terrorisme et à prévenir des attentats. Ce fut le cas notamment le 30 juin dernier où un attentat contre l’opposition iranienne fomenté par la République islamique a été déjoué in extremis grâce aux services de renseignement israéliens. La coopération ne se borne pas à la lutte antiterroriste. Elle concerne également la recherche, la technologie, la culture mais aussi la lutte contre l’antisémitisme, qui prend aujourd’hui le visage de l’antisionisme, surtout à l’extrême-gauche.

Pour la France, il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur un partenaire fort et fiable au Moyen-Orient. Dans la région, seul Israël partage nos valeurs de démocratie, d’Etat de droit, d’égalité homme-femme, de protection des minorités, notamment les chrétiens d’Orient ou LGBT. Ces différents partenariats perdureront, mais ils pourraient pâtir d’un changement de direction en Israël, car Netanyahou justifie d’une longue et fructueuse expérience de coopération avec les dirigeants français, ce qui est un atout considérable ».

Avril 2019: « Dans ce contexte, j’ai été surpris de voir Emmanuel Macron recevoir à l’Elysée, à quatre jours des élections, le numéro deux de l’opposition, Yaïr Lapid. L’usage veut qu’entre démocraties, un chef d’Etat ne s’immisce pas dans le jeu électoral d’un pays ami. Je n’ose imaginer le tollé si le Premier ministre d’Israël recevait un leader d’opposition de droite ou d’extrême droite, à quelques jours du second tour des prochaines élections présidentielles. Pour être franc, la qualité des rapports personnels entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou aurait laissé espérer une attitude un peu plus amicale ! Je suis bien placé pour le savoir, croyez-moi ! Sans doute doit-on y voir la patte du Quai d’Orsay et de sa traditionnelle ligne « pro-arabe », plus proche de la gauche israélienne. Ce logiciel diplomatique apparaît de plus en plus périmé quand on voit les mutations à l’œuvre sur l’échiquier moyen-oriental, notamment le rapprochement stratégique entre Israel et de nombreux pays arabes modérés, en particulier dans le Golfe arabo-persique ». (Avril 2019)

Propos recueillis par Raymond Taube, rédacteur en chef d’Opinion Internationale

https://www.opinion-internationale.com/2019/04/09/entretien-avec-meyer-habib-depute-des-francais-etablis-hors-de-france-sur-les-enjeux-des-legislatives-en-israel-notamment-pour-la-france_59740.html

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