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Quelle que soit l’issue des négociations pour la formation du prochain gouvernement de coalition, les futurs Premier ministre et ministre des Finances devront prendre des mesures d’urgence pour lutter contre la progression du déficit budgétaire. Les allègements fiscaux, les hausses de salaires, les subventions accordées pour abaisser le coût de la vie ainsi que le vide politique depuis avril, date de l’échec des négociations pour former un gouvernement de coalition, ont contribué à porter à 4 pour cent du PIB le déficit budgétaire alors que l’objectif était de 2,9 pour cent.

« Le budget est le défi numéro un du nouveau gouvernement » a déclaré Karnit Flug qui dirigeait jusqu’à l’année dernière la Banque centrale israélienne. « Une large coalition dans laquelle aucun petit parti n’a le pouvoir d’imposer ses intérêts faciliterait une politique axée sur l’ensemble de la société ».

Le chef actuel de la Banque centrale, Amir Yaron, a également signalé en septembre que le déficit budgétaire était trop important pour permettre une future croissance économique et que des hausses d’impôts ainsi que des économies étaient impérativement nécessaires. Pour cette année, le pays prévoit une croissance de 3,1 pour cent et même de 3,5 pour cent pour l’année suivante. L’économiste en chef du ministère des Finances, Shira Greenberg, estime que globalement l’économie israélienne est en bonne santé mais qu’il « faut dès maintenant réduire le déficit budgétaire ».

https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-5591784,00.html

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