Partager
Dans la vieille ville de Jérusalem, Wasim Razzouk représente la 27e génération de l’entreprise familiale de tatouage. Les visiteurs de la Terre Sainte se faisant souvent tatouer le poignet pour marquer ce voyage. Depuis 500 ans, la famille de Razzouk est alors les premiers artistes à qui on fait appel.

Le tatouage est un art que la famille Razzouk a introduit en Palestine il y a plusieurs siècles.
En le rapportant d’Egypte lorsque l’arrière-grand-père de Wasim s’est installé à Jérusalem pour faire du commerce, cet art appartient à la famille depuis 700 ans, à partir de l’Égypte.
Ses ancêtres ont utilisé des tatouages ​​pour marquer les coptes chrétiens avec une petite croix à l’intérieur du poignet pour leur donner accès aux églises. Ceux qui n’en ont pas ne pouvaient entrer dans l’église à l’époque.
Du coup, dès un très jeune âge (parfois même quelques mois), les chrétiens tatouaient leurs enfants avec la croix les identifiant comme étant des coptes.
Aujourd’hui, Wasim Razzouk poursuit cette tradition familiale en offrant des tatouages ​​aux visiteurs de la vieille ville de Jérusalem.
Son grand-père, Yacoub Razzouk (connu également sous le nom de Hagop ou «le tatoueur»), a été le premier tatoueur au pays à utiliser un tatoueur électrique (alimenté par une batterie de voiture) et également à utiliser la couleur.
De nombreux artistes ont appris de lui et il a été mentionné dans de nombreux livres et magazines traitant de l’histoire du tatouage (en particulier des tatouages ​​religieux et chrétiens).
Il avait appris l’art de son père qui l’avait appris de son père venu d’Egypte et qui avait apporté avec lui les timbres en bois sculptés à la main servant de pochoirs pour les motifs religieux inspirés de la Bible, tels que la crucifixion, l’ascension, la vierge Marie et l’enfant Jésus…
Les pèlerins faisaient la queue pour attendre qu’ils soient tatoués d’une croix ou d’un autre motif de leur choix avec la date en guise de certification pour leur pèlerinage en Terre Sainte et en souvenir.
De nombreux pèlerins se rendraient une autre fois une année différente et se verraient ajouter la date de cette année au tatouage.
Son père (Anton Razzouk) lui enseigna l’art familial comme le grand-père à son fils. Wasim décida de conserver la tradition et l’héritage et espère, un jour, l’enseigner à ses enfants.

 Source Torrefacteur
Partager