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Les soucis commencent le 14 août, quand la We Company, nouveau nom du spécialiste du coworking, remplit le sacro-saint formulaire S-1 pour entrer en Bourse. L’opération est alors l’une des plus attendues de ces dernières années. Fondée en 2010, WeWork est devenue la licorne la plus valorisée de la planète. Le but de son fondateur est de « changer le monde », rien que ça. Parmi les investisseurs de WeWork, le Japonais Masayoshi Son, patron de SoftBank, est le plus grand soutien d’Adam Neumann. WeWork était une start-up jadis en plein envol, valorisée à 47 milliards de dollars.

Pourtant, rien ne se passe pas comme prévu. Le prospectus d’IPO dévoile une mine d’informations inquiétantes: conflits d’intérêts, pertes grandissantes, soucis de gouvernance et gestion chaotique d’Adam Neumann. Le créateur visionnaire se révèle être un patron au comportement erratique.

À 40 ans, cet Israélien vétéran de la Navy aux airs de hippie a toujours fasciné les médias. Adam Neumann ne correspond à aucune case: il ne compte pas ses heures mais marche pieds nus au bureau. Il interdit à ses 12.500 employés de manger de la viande sur leur lieu de travail mais fume du cannabis au bureau et l’alcool coule à flot. Sa tequila préférée? Don Julio 1942, 149 dollars la bouteille. Il achète aussi un jet privé à 60 millions de dollars pour WeWork, qui lui permet de parcourir le monde.

Le nouveau nom « The We Company » a coûté 5,9 millions de dollars à l’entreprise. Or c’est Adam Neumann qui a empoché l’argent.

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