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Editorial. Ce n’est pas un secret. Les juifs de France collaborent avec intelligence et constance avec les services officiels français pour protéger la communauté. Les israéliens (qui se sentent responsables pour TOUS les juifs du monde), font confiance à cette coopération étroite. Mais l’affaire de « Mickaël H. » révèle ce que de nombreux observateurs pensaient, sans preuves réelles à l’appui : la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) pourrait être infiltrée par des individus dangereux chargés de rassembler des informations vitales sur les activités des juifs et israéliens de France. Selon le Progrès : « Le service où travaillait Michaël H, un service, qui avait notamment pour mission le recueil d’information sur la radicalisation djihadiste ».

Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, a donné une conférence de presse, samedi 5 octobre, deux jours après la tuerie à la préfecture de police, à Paris. Il a notamment détaillé le passage à l’acte de l’auteur des faits, Mickaël Harpon, ainsi que la nature des armes utilisées. « Un couteau de cuisine métallique avec une lame de 20 cm et un couteau à huîtres. » Selon le magistrat, la durée totale du « périple meurtrier » a été estimée à « sept minutes ». Selon l’exploitation du téléphone portable de sa compagne, dont la garde à vue à été prolongée de 48 heures dans l’après-midi, Mickaël Harpon et elle se sont échangé « 33 SMS entre 11h11 et 11h50 (…) à teneur exclusivement religieuse et se concluant par ‘Allah Akbar' ». Leurs échanges se sont produits 30 minutes avant l’achat des couteaux.

(Dan Assayah) (Cet article n’engage que son auteur).

Selon Le Progrès : « L’étude de la téléphonie a mis les enquêteurs sur la piste de la préparation d’un acte violent par cet homme employé dans un service, qui avait notamment pour mission le recueil d’information sur la radicalisation djihadiste.

Mickaël H. a-t-il perpétré une attaque djihadiste au coeur d’un prestigieux service de renseignement ? La piste de la radicalisation est désormais privilégiée dans l’enquête sur la tuerie à la Préfecture de police de Paris, désormais entre les mains du parquet national antiterroriste (Pnat).

L’enquête, diligentée jusqu’alors par le parquet de Paris, a été reprise sous les qualifications d’ »assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », a indiqué le Pnat vendredi.

Plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs ont conduit à accréditer l’hypothèse d’une radicalisation de Mickaël H., l’employé de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) qui a poignardé à mort quatre de ses collègues jeudi, ébranlant le monde policier.

Un acte prémédité ?

La proximité de cet informaticien de 45 ans, converti à l’islam il y a au moins un an et demi, avec des personnes appartenant à la mouvance salafiste intriguent ainsi les enquêteurs de la Brigade criminelle, selon des sources concordantes.

L’étude de la téléphonie a mis les enquêteurs sur la piste de la préparation d’un acte violent par cet homme employé dans un service, qui avait notamment pour mission le recueil d’information sur la radicalisation djihadiste. Il s’agirait notamment d’échanges de SMS avec son épouse, dont la garde à vue a été prolongée vendredi.

Selon des sources concordantes, il a par ailleurs acheté le couteau de cuisine le jour même de l’attaque, accréditant l’hypothèse d’un acte prémédité ».

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