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Benoît Tabaka, directeur des relations institutionnelles de Google France, explique sur Europe 1 pourquoi le géant américain refuse de verser le moindre centime aux titres de presse (dont IsraelValley!) dont ils reprennent des articles.

Selon (1) : « Le bras de fer est lancé entre Google et les éditeurs de presse. En vertu d’une directive européenne transposée dans la loi française, le géant américain doit reverser aux titres de presse une partie du revenu généré grâce aux trafics nés des reprises d’articles d’actualité. Sauf que Google refuse catégoriquement de reverser le moindre centime. »Ce n’est pas une question d’argent, c’est question de principe », a expliqué lundi matin sur Europe 1 Benoît Tabaka, directeur des relations institutionnelles de Google France, dont la parole est rarissime dans les médias.

« C’est un principe par rapport à la manière dont le moteur de recherche fonctionne », a développé Benoît Tabaka. « C’est quelque chose qui est très important pour nous. En matière de moteur de recherche, on a construit une confiance. L’utilisateur, quand il vient sur Google, est certain de trouver des résultats pertinents, fiables, d’avoir les meilleurs résultats qui correspondent à leur recherche. A partir de là, il n’y a pas d’échange financier, pas de transactions commerciales quand il va s’agir apparaître dans le moteur de recherche. On ne paye pas les gens pour qu’ils apparaissent, et ils ne nous payent pas pour apparaître », a-t-il assuré.

« Les résultats de recherche lié à l’actualité ne sont pas monétisés »

Voilà pour le principe. Sauf qu’en réalité, Google, et Facebook, captent 80% du marché publicitaire sur tous les écrans – smartphones, tablettes, ordinateurs. Mais à en croire Benoît Tabaka, les revenus générés ne sont pas si importants. « Oui, le moteur de recherche est financé par la publicité », a-t-il d’abord reconnu. « Mais aujourd’hui, sur 100 requêtes, uniquement 2,65% touchent à l’actualité. La très vaste majorité des requêtes n’ont donc aucun lien avec la réalité. Et dans ces 2,65%, seulement 0,11% font apparaître de la publicité », a détaillé directeur des relations institutionnelles de Google France, concluant : « Aujourd’hui, les résultats de recherches lié à l’actualité ne sont pas monétisés ».

Et à l’en croire, les éditeurs de presse devraient même remercier Google. « L’objectif, c’est d’amener des gens à l’information », a-t-il assuré. « Tous les mois, il y a 8 milliards de clics en provenance de Google vers des éditeurs européens. A partir de là, le moteur de recherche envoie du trafic, l’éditeur reçoit ce trafic et peut le monétiser, via des pubs, des abonnements ou d’autres éléments. »

 

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