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Bretagne et Israël ont de nombreux points communs. Il s’agit de deux terres et deux peuples renforcés par des valeurs communes, parmi lesquelles l’enracinement séculaire, la défense de valeurs spirituelles et culturelles, ainsi que l’attachement à une identité plusieurs fois millénaires.

Il est donc normal que des liens se nouent entre les deux et les Israéliens multiplient les appels du pied aux patrons bretons, en se souvenant des innovations issues de Bretagne : Pleumeur-Bodou (radôme de transmissions satellitaires européen) et le défunt Minitel, par exemple.

De leur côté, certaines entreprises Made in Breizh n’hésitent pas à racheter les fleurons israéliens. C’est le cas d’Yves Rocher avec l’entreprise cosmétique Sabon et qui est désormais largement implanté en Israël, pays où la monnaie est stable et la population jeune avec une grande appétence pour la cosmétique.

Pour s’émanciper de la tutelle nationale, une région ne peut se satisfaire de revendiquer uniquement ses appartenance culturelles, elle est aussi tenue de gagner son autonomie budgétaire. Ainsi, la Bretagne doit prendre exemple sur des modèles économiques plus souples que la matrice française qui, sous l’emprise de Bruxelles, se demande désormais comment produire moins, alors que l’unique solution pour s’affranchir d’une vassalité financière est de produire mieux et davantage. Les Bretons ont prouvé qu’ils avaient les capacités et la force nécessaire pour mener à bien certaines innovations numériques. C’était le cas hier. Peut-être à nouveau demain. Car si Israël est devenue une startup-nation en moins de 15 ans, la Bretagne a tout pour se transformer en startup-région aussi rapidement.

Source : Bretagne Actuelle & Israël Valley

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