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Nathalie Sosna-Ofir (Jerusalem, Capital of Israel).

Un troisième tour pourrait-il être évité ? En fait cela devrait dépendre que d’un seul homme : le procureur général de l’état Avichai Mendelblit. Tant qu’il n’annoncera pas sa décision de mettre ou pas le 1er ministre sortant en examen, tout est bloqué.

Le gouvernement actuel fonctionne au ralenti et la formation d’un nouveau s’avère être mission impossible. Si Mendelblit a été convaincu par les avocats de Netanyahu, il faut qu’il le fasse savoir au plus vite. Il n’y aura plus d’affaires, Benny Gantz pourra se dégager de sa promesse de ne pas servir au sein d’un gouvernement où le 1er ministre est sous le coup d’une mise en examen ou d’une éventuelle condamnation. Israël pourra alors se doter enfin d’un nouveau gouvernement.

Si le procureur n’a pas été convaincu de l’innocence de Netanyahu, plus tôt il l’annoncera mieux ce sera. Même si la loi stipule qu’un 1er ministre, contrairement à ministre lambda, peut exercer même s’il est mis en examen ou inculpé tant que toutes les procédures d’appel et de grâce aient été épuisées, Netanyahu aura cependant du mal à rempiler pour un nouveau mandat.

Beaucoup de ses électeurs devraient réfléchir à deux fois avant de lui donner sa voix. Afin d’assurer ses arrières, Netanyahu ferait mieux d’accepter l’idée d’un gouvernement de rotation avec le parti Bleu et Blanc avec Gantz sur le fauteuil de 1er ministre durant les deux premières années, le temps que la Justice se prononce.

Si d’ici là Netanyahu est blanchi, alors il retrouvera son titre de 1er ministre et gouvernera les deux années restantes. S’il est condamné, alors le Likoud devra se choisir un autre leader.

Pour résumer, les chances d’éviter un 3ème tour, cher et superfu, ne dépend ni de Netanyahu, ni de Gantz, ni de Lieberman, ni des Harédim ou qui sais-je encore, mais uniquement de Mendelblit.

Nathalie Sosna-Ofir (Jerusalem, Capital of Israel)
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