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Les créateurs de Urban Place recevront la Médaille d’Or de la CCIIF (Chambre de Commerce Israël-France). Cette médaille sera la deuxième médaille remise par la CCIIF depuis 2012. Celle-ci avait été remise à Dan Catarivas du Medef israélien. C’est Romain Levy, qui sera au TransTech 2019, qui recevra la médaille d’or pour l’excellence de son travail France-Israël dans le domaine de l’entrepreneuriat. (Attention : le programme définitif de TransTech va paraître le 27/10)

LE PLUS.

TransTech (Tel-Aviv) 2019 est une conférence internationale sur le transfert de technologies et la coopération technologique qui réunit chaque année des sociétés, des start-ups, experts et spécialistes les plus innovants . Elle se tiendra le 30 Octobre de 12h30 à 18heures au Centre de Tel-Aviv.

3. Contact : Jeanine Tuil. CCIIF – Israel-France Chamber of Commerce. +972 3 533 33 06
4. Communication de « TransTech ». David KRIEF +33 1 86 96 23 73
5.  Chief Advisor : Ron Waldman.
6. Expert Innovation : Yossi Dan (Board Member CCIIF).
7. Conseillers du Commerce Extérieur Président à Tel-Aviv : Anne Baer.
8. BusinessFrance Israël (TBC To be Confirmed).
Cette conférence est orchestrée par Dr Daniel Rouach , Président de la CCIIF.et Professeur  permanent à ESCP Europe. Maître Stéphanie Molho,Vice-Présidente de la CCIIF et Shiran font partie de l’équipe « Commando » de cette conférence qui est marquée par un point essentiel : les guests speakers  engagent un networking après leur intervention (qui n’est jamais un exposé promotionnel et d’autosatisfaction!).
Special Advisors : François Petit (Ambassade France à Tel-Aviv) et Dan Catarivas (MEDEF Israélien) et BusinessFrance Tel-Aviv (TBC).

Transtech réunira des chefs d’entreprises français et israéliens, des universitaires de haut rang, des entrepreneurs internationaux et des fondateurs de start-ups innovantes. Ils viendront décrire leur parcours, exposer leurs visions et leurs plans pour l’avenir de leurs entreprises. L’objectif de cette conférence est d’établir un véritable pont économique et commercial entre la France et Israël en permettant la rencontre de personnes clés des deux pays.

Ce colloque a pour spécificité d’instaurer un véritable dialogue entre le speaker et son public. En ce sens, tous les intervenants seront accessibles et disponibles, que ce soit lors des sessions comme en dehors. C’est donc une chance extraordinaire pour tous de retrouver le même jour en un même lieu, autant de décideurs d’aujourd’hui et de demain. Grâce à cet évènement qui va accueillir de nombreuses personnalités, la CCIIF souhaite poursuivre les actions qu’elle mène depuis plusieurs années : offrir aux acteurs économiques un accès à une plateforme d’informations et d’interactions favorable au développement des relations économiques France-Israël.

DANS LPH, UN INTERVIEW DE ROMAIN LEVY. Le coworking a vu le jour début des années 2000. Les espaces de coworking sont nés à San Francisco en 2005. Ces espaces de travail partagés, entre travail à domicile et travail en entreprise, s’étendent rapidement.

On compte  des milliers d’espaces de coworking répartis sur les 5 continents. C’est en Europe qu’ils sont les plus nombreux. Les États-Unis, qui ont été les initiateurs, restent dynamiques. Mais ce sont maintenant les pays d’Afrique et d’Amérique du Sud qui créent aussi ce type d’espaces. Certaines études affirment qu’il devrait y avoir plus de 26 000 espaces de coworking dans le monde en 2020. Bien entendu, Israël n’est pas en reste. Ce sont trois francophones qui sont à l’origine d’une adaptation du concept à Tel Aviv avec Urban Place (UP), créé il y a 4 ans par Bernard Kalfon, Romain Levy et Claude Bismuth.  Ils ont été rejoints ensuite par Nissim Lehyani, issu du monde de la Tech qui pilote depuis San Francisco tous les outils techniques d’Urban Place.

LPH s’est penché sur le phénomène  »UP » qui connait un franc succès.

 Pourquoi le coworking? Quand le phénomène du coworking est né, l’idée de départ était de permettre aux travailleurs indépendants de ne pas rester isolés chez eux et de pouvoir trouver, dans ce lieu et à travers ce réseau, un espace de socialisation comparable à une entreprise. Le coworking présente également l’avantage de rendre accessible financièrement la location de bureau pour ceux qui n’en ont pas les moyens mais le besoin. C’est ainsi que de nombreuses start-up ont pu voir le jour grâce au coworking et que de petits indépendants ont enfin réussi à lancer leur affaire.

 Créer une communauté. Les fondateurs d’Urban Place viennent d’horizons différents. Claude Bismuth était chef d’entreprise dans le prêt-à-porter, avant de devenir  »business angel » soit investisseur dans des projets de start-up. Bernard Kalfon est, lui, issu du monde de la finance; quant à Romain Levy, il est notaire.C’est à partir de leurs besoins personnels consécutifs à leur alya que les trois hommes ont pensé au concept de base de Urban Place. « Claude et Bernard avaient besoin de bureaux », nous raconte Romain, faisant des créateurs les premiers clients de leur propre projet. « Nous avons pris un espace pilote que nous avons utilisé nous-mêmes puis nous avons pensé le concept plus loin ».

A cette date, le monde du coworking en Israël est dominé par la société américaine « We Work ». Les concepteurs d’Urban Place ont voulu construire leur propre modèle, « avec notre ADN », se souvient Romain. L’idée qui s’impose est celle d’aller au-delà de la simple location de bureaux et de créer une communauté. Cela se décline par un service personnalisé et attentionné pour chaque locataire. « Urban Place a innové dans ce domaine: nos clients sont des membres et nous avons fondé un club et non une société de pure location de locaux ». Urban Place propose ainsi à ses membres des bureaux en open space, mais aussi individuels, ainsi que des salles de réunion et des espaces communs d’échange.

La notion de propriété a évolué

»A Tel Aviv, trouver un bureau individuel de 30 m2 relève de la mission impossible », nous décrit Romain, avant de poursuivre,  »un concept comme Urban Place, situé au cœur de la ville, apporte la solution et bien plus ». Les fondateurs de Urban Place ont fait le constat que la notion de propriété a évolué ces dernières années.  »Les gens ne sont plus attachés à un local. Ils veulent payer pour ce qu’ils consomment, pas plus. Le coworking répond à cette attente puisqu’il permet de mutualiser ce qui peut l’être et de louer uniquement la surface dont on a besoin ».

En plus de fournir des locaux de travail, l’équipe d’UP s’occupe de toute la logistique – électricité, eau, arnona, etc. – déchargeant ainsi ses membres de cet aspect rébarbatif quand on veut se consacrer à un projet professionnel.  »Cela permet aussi de faire des économies de personnel », renchérit Romain. Ajoutons à cela qu’Urban Place ne demande aucune caution, aucun engagement et aucune limitation non plus dans la durée de location.  »Nous faisons le maximum pour que nos membres puissent se développer professionnellement dans les meilleures conditions ».

Se faire un réseau, se sentir en famille

Urban Place a poussé au maximum le concept de partage qui se trouve derrière le coworking. En se fixant comme objectif de fournir les meilleures conditions à leurs membres, les fondateurs ont pensé à tout.  »Nous proposons des conférences avec des intervenants dans différents domaines, des rencontres avec des business angels, des investisseurs », nous explique Romain. Mais ce n’est pas tout, Urban Place pense aussi au développement personnel de ses membres avec des activités extra-professionnelles sur place comme le yoga, le pilates et autres.

Parallèlement, on ne perd pas de vue l’essentiel: le fait de côtoyer d’autres personnes au quotidien permet de se constituer un vrai réseau professionnel et de trouver des clients et des employés:  »Des graphistes, des experts-comptables, des professionnels de la hi-tech qui cohabitent: cela ouvre des opportunités professionnelles qu’il serait difficile de trouver autrement », constate Romain. Le tout se fait de façon très informelle autour d’un café et d’un gâteau mis à la disposition de ses membres par la maison UP. Urban Place pense aussi aux membres qui désirent recevoir des clients, en leur réservant un espace  »corporate », dans lequel il est impossible de se rendre compte que l’on est dans un espace de coworking.

Un succès appelé à se confirmer

Aujourd’hui Urban Place compte 700 membres dont l’immense majorité sont des Israéliens pour un nombre plus faible d’olim hadashim, témoignant de l’engouement pour ce genre de concept de travail. Ils profitent de toutes les offres et d’une application partagée pour réserver les salles de réunion ou communiquer entre eux. La communauté UP est appelée à s’agrandir.  »Nous avons mis au point une formule appelée  »Pop Up » qui est une vraie offre découverte du coworking », dévoile Romain,  »Il s’agit de location à la journée qui séduisent beaucoup de monde ».

Si à l’origine le coworking s’adresse aux start-up, aux développeurs, aux graphistes, aux professionnels du web ou au digital marketing, Urban Place souhaite toucher aujourd’hui les grandes sociétés qui pourraient être attirées par les nombreux avantages de ce type de mutualisation des moyens.

Par ailleurs, aux locaux du boulevard Rotschild et des Shalom Tower, s’ajouteront bientôt un troisième espace à Tel Aviv mais aussi des projets à Herzliya et Jérusalem avant de conquérir l’international, avec l’Europe en priorité.

»En Israël, tout est possible », conclut Romain,  »Il faut juste oser commencer, savoir rester à sa place et ne pas avoir peur d’apprendre. Quand on sait présenter nos projets aux Israéliens, ils deviennent nos meilleurs ambassadeurs ».

Pour aller plus loin

Urban Place, 3 Bld Rotschild, Tel Aviv

Tel: 03.925.925.9

Site internet: www.urbanplace.me

Guitel Ben-Ishay

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