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Cette affaire à eu lieu en France. Après deux années d’échanges de SMS explicites avec une salariée, qui lui répondait sur le même ton, un chef d’équipe Français a été licencié (1). En Israël ce même cas aurait de très petites chances de se produire car les femmes israéliennes sont depuis l’affaire de viol du Président Katsav (condamné à la prison) très bien informées. Ce qui auparavant était acceptable ne l’est plus du tout. La loi est très stricte.

Selon Maître Emmanuel Charbit, Avocat en Israël (https://www.legavox.f) : « Le harcèlement sexuel est un enchaînement d’agissements hostiles et à connotation sexuelle, dont la répétition et l’intensité affaiblissent psychologiquement la victime. Le harcèlement peut viser à intimider la victime, à la dominer, ou à obtenir un acte sexuel. Il désigne aussi les sollicitations de faveurs sexuelles au travail sous peine de sanction.

La première fois que la loi israélienne a introduit la notion d’harcèlement sexuel est en 1988 dans la loi sur l’égalité au travail.

En 1998, une loi sur le harcèlement sexuel a été introduite dans le système législative.

La loi y introduit 5 cas qui sont pénalement condamnable :

  • Chantage afin d’obtenir des actes à caractère sexuel,
  • Attouchements sans accords ;
  • Propositions répétées à caractère sexuel ;
  • Allusions répétées à orientation sexuelle ;
  • Présentation de photos ou vidéos à caractère sexuel sans l’accord de l’intéressé (depuis 2014, puni de 5 ans de prison) ;
  • La loi fixe que des comportements comme définis dans la loi sont de nature pénale et entraînent des condamnations à de la prison et peuvent ouvrir droit à des condamnations de dommages et intérêts au civil, sans avoir à apporter la preuve d’un dommage causé ».

(1) EN FRANCE. Le chef d’équipe Français a été licencié car la Cour de Cassation a jugé que son comportement constituait une « cause réelle et sérieuse » de licenciement, même s’il ne s’agit pas de harcèlement sexuel. Pour un cadre, toute entreprise de séduction d’un salarié subordonné est une cause de licenciement, selon la justice. Étant entré dans un jeu de séduction réciproque avec une salariée qu’il dirigeait, un chef d’équipe a été licencié le jour où elle s’est plainte, car il lui a été reproché d’avoir perdu toute autorité, toute crédibilité pour exercer le moindre commandement. Après deux années d’échanges de SMS explicites avec une salariée qui, selon des collègues, « draguait ouvertement » son supérieur dans une « attitude provocatrice », les choses s’étaient envenimées le jour où la jeune femme s’en est plaint. S’autorisant des absences, ayant alors perdu une prime d’assiduité, elle a révélé les faits à la direction de l’entreprise en se déclarant victime de harcèlement sexuel.

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