Pourquoi de nombreux israéliens font leurs études au Canada?

By |2019-09-30T09:18:43+03:00septembre 30th, 2019|Categories: EDUCATION|
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L’université de Toronto se classe 18e au palmarès des universités établi par le Times Higher Education. Deux universités québécoises figurent également dans le top 100. Les jeunes israéliens qui veulent faire des études à l’étranger n’hésitent pas : le Canada est « un bon plan ».

“L’université de Montréal (UdeM) a d’autant plus de mérite qu’elle est généraliste et de langue française, un désavantage quand on sait que les chercheurs publiant en anglais sont beaucoup plus cités dans les revues savantes”, souligne Guy Breton, le recteur de l’UdeM. Le nombre des citations dans les revues savantes est l’un des principaux critères des classements internationaux, celui du Times Higher Education prenant également en compte les infrastructures d’enseignement et de recherche, la proportion d’étudiants en doctorat, le financement public et privé des établissements ou encore le nombre d’enseignants et d’étudiants étrangers.

La valeur des classements internationaux est de plus en plus fréquemment mise en doute, notamment par “des chercheurs qui constatent une ‘marchandisation’ de l’enseignement supérieur”, reconnaît le quotidien. Ils n’en restent pas moins surveillés de près par les enseignants et les étudiants internationaux. Être classé parmi les meilleures universités du monde permet “de recruter de meilleurs étudiants, de meilleurs professeurs et d’avoir de meilleurs programmes… Ça fait boule de neige”, reconnaît Guy Breton.

“Si j’étais un étudiant, je ne m’occuperais pas des classements des universités, confie pour sa part David Robinson, à la tête de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. Je chercherais un programme qui convient à mes besoins. Certains étudiants préfèrent un petit programme, avec moins d’étudiants par classe… Le réseau de l’université du Québec, par exemple, n’est pas dans les premières places au classement, mais joue un rôle crucial dans les régions.”

Les droits de scolarité des étudiants étrangers ont augmenté cette année en moyenne de 7,6 % pour le premier cycle, pour se chiffrer à 29 714 dollars canadiens par an. “Aux cycles supérieurs, ils ont augmenté de 4,4 %”, rapporte Le Devoir.

Étudier au Canada coûte cher, confirme le quotidien La Presse, mais la réputation des universités canadiennes “contribue à faire en sorte qu’aux cycles supérieurs environ un étudiant sur dix vient de l’étranger”. En 2017, d’après le récent rapport de l’OCDE intitulé “Regards sur l’éducation”, le Canada a accueilli 210 000 étudiants étrangers en deuxième et troisième cycle, soit 13 % du total des étudiants inscrits. Un pourcentage nettement supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE (6 %). Au niveau du doctorat, la proportion s’élève même à 33 %. Ils viennent en majorité de Chine (32 %) et d’Inde (16 %), “les Français comptant quant à eux pour 8 % des étudiants étrangers au pays”.

“Le grand nombre d’étudiants étrangers qui viennent au Canada semble indiquer que la qualité et la réputation des universités canadiennes éclipsent les frais de scolarité élevés qu’ils doivent payer”, constate l’OCDE ».

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