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Le Premier ministre palestinien, Muhammad Shtayyeh a annoncé que l’Autorité Palestinienne cesserait de renvoyer des patients vers Israël et avait appelé la Jordanie et l’Irak à les accepter.

Que faire des malades palestiniens ? Des milliers d’arabes résidant dans les territoires administrés par l’Autorité palestinienne sont traités chaque année dans les hôpitaux israéliens. La note salée, est souvent réglée par des ONG voire par l’Autorité palestinienne elle même.

Seulement voilà, à Ramallah, l’heure est à la séparation. Le régime veut sonner le glas de la dépendance du système vis à vis d’Israël. C’est pour cette raison que les malades ne seront plus dirigés vers des hôpitaux israéliens. Ainsi en a décidé le président Mahmoud Abbas. Son Premier ministre lui a emboîté le pas. Désormais, les patients devront prendre la direction d’Amman en Jordanie ou de Bagdad en Irak.

Aussitôt, les réseaux sociaux se sont enflammés. « Autant nous envoyer en Afghanistan, à Damas où chez Daesh », s’indigne un internaute. « Mort de rire », peste un autre. « Le petit peuple fera route vers Bagdad et nos dirigeants continuerons d’aller se faire soigner à Tel-Aviv », prévient-il.

Il est vrai que cette mesure à de quoi surprendre. Demander aux patients palestiniens d’aller se faire soigner en Jordanie ou en Irak ne facilite pas les choses. Outre le fait que la qualité des services laisse à désirer dans ces pays, on imagine mal un patient de Djénine, Shehem ou Ramallah, faire des allers-retours sur des centaines de kilomètres pour une dialyse ou une chimio. Sans compter les paperasseries administratives.

« Une mesure pas vraiment applicable », reconnait le site Internet arabe Shehab. « Les Palestiniens n’auront ni les moyens, ni la patience d’aller se faire soigner en Irak » peut-on lire.

https://www.coolamnews.com

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