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Sur une soixantaine de femmes ayant fait une demande de don de sperme à l’hôpital d’Haïfa, près de la moitié ont exigé un géniteur avec des antécédents militaires.L’hôpital de Haïfa signale que les demandes de don de sperme en provenance de soldats israéliens augmente, comme le relaie l’International Business Times. Ainsi, sur 60 femmes qui ont fait une demande de sperme, près de la moitié ont sollicité un donneur ayant des antécédents dans l’armée.

« Tout comme le choix de la couleur de cheveux ou des yeux, la taille et le niveau d’éducation, le service dans les rangs de Tsahal est également devenu un critère de sélection », explique Dina Aminpour, la directrice de la banque du sperme du Centre médical Rambam d’Haïfa, citée par le site internet. « Ces femmes établissent un profil qu’elle considère comme le père idéal. »

LE PLUS.

La GPA (gestation pour autrui) est une technique de procréation faisant appel à une mère porteuse. Celle-ci développe l’enfant à naître dans son utérus pour des « parents d’intention » à qui le bébé est remis à sa naissance.

Les embryons, généralement issus d’une donneuse d’ovocytes, peuvent être fécondés par le sperme du père ou celui d’un donneur. Ceux qui ont recours à la GPA sont le plus souvent des couples infertiles ou d’hommes homosexuels.

Que dit la loi française  ?

La pratique de la GPA est formellement interdite en France, et devrait le rester. La GPA est « contraire à nos principes éthiques » et « il n’y a pas lieu d’en discuter », a assuré Agnès Buzyn, ministre de la Santé. Cependant, la GPA est autorisée avec plus ou moins de latitude dans des pays comme les États-Unis, Israël ou la Roumanie.

Or, selon la loi française, la mère est celle qui accouche. La conjointe du père biologique et « mère d’intention » de l’enfant née d’une GPA doit donc faire une demande d’adoption pour se voir reconnue comme la mère à l’état civil. La même logique s’applique pour le « père d’intention » dans le cas d’un couple gay.

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