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Chaque année, depuis onze ans, un centre d’entraînement tactique et militaire jordanien, financé par les États-Unis, accueille la compétition internationale des forces spéciales.

Une semaine durant laquelle ces soldats d’élite venus du monde entier mesurent leur savoir-faire létal, mais où Israël n’a jamais été invité, même si le centre Kasotc (King Abdullah II Special Operations Training Center), qui abrite 250 millions de dollars d’équipements et d’infrastructures sur près de trois kilomètres carrés est cogéré et financé par les États-Unis.

La 11e session de la Annual Warrior Competition réunisssait une quarantaine d’équipes venues de 27 pays: la République tchèque, le Royaume du Bahreïn, l’Irak, l’Inde, le Koweit, le Sénégal, le Liban, évidemment la Jordanie mais aussi la Special Operations Team du département de police de Tulsa, en Oklahoma.

Tir, endurance, technique d’intervention et de déplacement, escalade, gestion des civils et des blessés, combats en zone urbaine… lescompétiteurs doivent faire face à des situations qui se veulent aussi réalistes que possible, le tout chronométré et évalué par des juges.

La compétition est davantage qu’un simple exercice militaire: elle comporte des sous-titres éminemment politiques. Pour les équipes venues de pays dont les corps d’armée sont auréolés de prestige, pas question de décevoir. Et pour ceux qui viennent d’unités plus neuves et moins expérimentées, c’est justement l’occasion d’une démonstration de force.

L’édition 2019 a été remportée par le Rejimen Pasukan Khas du Brunei Team 1. Avec une hausse du nombre d’équipes et de pays participants, le Kasotc ne compte pas interrompre cette grande messe militaire. «La guerre change et devient de plus en plus technologique, analyse un juge de l’événement, ancien militaire. Dans le futur, les hommes et les femmes déployés sur le terrain seront demoins en moins nombreux, mais de plus en plus spécialisés dans des domaines précis, pour des opérations ultrasensibles. Le rôle des forces spéciales n’a donc jamais été aussi important qu’aujourd’hui.»

Source : Le Figaro & Israël Valley

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