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Durant son mandat de président, Jacques Chirac, mort ce jour, avait reconnu la responsabilité des collaborateurs français dans l’expulsion des juifs de France à Vichy pendant la Shoah. Sous sa direction, la France a souvent adopté une ligne pro-arabe et il critiqua beaucoup la politique israélienne dans les territoires. En 1995, Chirac assista aux funérailles de Yitzhak Rabin à Jérusalem et, un an plus tard, vint en Israël. (infos-israel.news).

Lors des obsèques de Yitzhak Rabin, après son assassinat en novembre 1995, le président Jacques Chirac ne portait pas de kippa. » L’usage veut qu’on en porte, c’est une façon de marquer son respect, mais il n’y a pas d’obligation, c’est propre à chacun de s’associer au deuil de cette façon », indiquait-on au Consistoire de France.

Jacques Chirac (1995) : « J’ai bien connu Yitzhak Rabin. J’ai connu l’homme de combat qui a tant contribué à donner à Israël sa sécurité. J’ai connu l’homme de paix, l’homme d’Etat visionnaire, qui, avec courage, avec lucidité, a choisi le dialogue et la réconciliation entre les peuples de la région. Et puis, j’ai connu l’homme lui-même. Un homme de conviction, mais aussi un homme de passions, un homme de coeur. Je m’incline au nom du peuple français devant sa mémoire. J’adresse à son épouse, à tous les siens, j’adresse au peuple d’Israël, à tous les enfants d’Israël, les sentiments d’amitié, les sentiments de solidarité du peuple français.

La France, plus que jamais, elle-même et au sein de l’Union européenne, est aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui, en Israël, dans la région, les Palestiniens, les Etats environnants veulent la paix et travaillent pour que celle-ci triomphe de la guerre, du mal. C’est à leurs côtés que nous continuerons à travailler pour que cette paix soit définitive. C’est l’intérêt des peuples ».

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