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Le secrétaire d’Etat américain Pompeo a déclaré que les Etats-Unis n’autoriseraient pas l’Iran à tester de nouveaux missiles sous prétexte d’exploration spatiale. Selon les américains : « La communauté scientifique est mise en garde contre toute coopération avec l’Iran dans le domaine spatial, dans la mesure où cela contribuera à promouvoir la production de missiles à ogives nucléaires ». Cette demande américaine oblige donc les français à ne pas coopérer avec l’Iran. En 1999, un projet attribué à une coopération de l’Iran avec la France, l’Inde, la Chine et la Russie apportèrent un essor réel au programme spatial iranien en permettant un accès à des technologies avancées aux ingénieurs et techniciens iraniens.

A SAVOIR. Sources officielles françaises en 2019 : « Le mardi 15 janvier, l’Iran a revendiqué un tir du lanceur spatial. La France condamne fermement ce tir qui n’est pas conforme à la résolution 2231 du CSNU. La résolution 2231 du CSNU appelle l’Iran à ne pas procéder à des activités liées aux missiles balistiques conçus pour être capables d’emporter des armes nucléaires, y compris les tirs. Les lanceurs spatiaux utilisent des technologies qui sont très proches de celles employées pour les missiles balistiques, en particulier pour les missiles balistiques intercontinentaux. Ce lancement fait suite au tir de missiles de courte portée en Syrie le 30 septembre et le 1er octobre et au tir d’un missile balistique de moyenne portée le 1er décembre. Ces tirs étaient également non conformes à la résolution 2231 du CSNU.

Le programme balistique iranien est une source de préoccupation pour la communauté internationale et la France. Nous appelons l’Iran à ne pas procéder à des nouveaux tirs de missiles balistiques conçus pour être capables d’emporter des armes nucléaires, y compris des lanceurs spatiaux et enjoignons l’Iran à respecter ses obligations au titre des résolutions pertinentes du CSNU ». (https://ir.ambafrance.org)

Article : IsraelValley et Agences

LE PLUS. Selon Spunik : « Malgré les efforts déployés par l’Occident pour freiner le programme spatial iranien, Téhéran a réalisé des progrès spectaculaires dans ce domaine, occupant la 11e position du classement mondial et faisant ainsi parti du club très élitiste des puissances spatiales.Selon le classement publié par le portail The SCImago Journal & Country Rank, l’Iran occupe désormais la première position parmi les pays du Proche-Orient, mais il a gagné trois places (11e position mondiale, ndlr.), par rapport à l’an dernier, devançant le Japon, l’Espagne, les Pays-Bas, le Brésil, la Suisse, le Mexique et l’Ukraine.

Cependant, l’Iran ne se fait pas d’illusions, se déclarant prêt à résoudre des tâches beaucoup plus importantes dans le domaine de l’exploration spatiale.

« Au cours de ces dernières années, on ne peut pas dire que l’Iran a fait une percée majeure dans l’exploration spatiale. Son progrès réside dans le fait que le pays a pu lancer dans l’espace le satellite de production nationale « Fajr », ainsi qu’une capsule biologique (avec un primate) », a indiqué dans une interview à Sputnik le célèbre écrivain et journaliste iranien, Cirus Borzoo.

Selon lui, le domaine de l’exploration de l’espace cosmique « est strictement contrôlé par les Américains, qui ne veulent pas et ne permettent pas, via différents instruments économiques, que l’Iran développe complètement son potentiel dans ce domaine ».

Néanmoins, outre un vol spatial habité, promis par les dirigeants iraniens dans l’avenir, le directeur de l’Agence spatiale iranienne, Mohsen Bahrami, a annoncé le projet de mettre en orbite deux satellites de production nationale ». (Sputnik)

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