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Les délégués des gouvernements de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) ont approuvé, à Genève, la nécessité de restreindre le commerce international d’ivoire de mammouth laineux. Et cela bien que l’espèce soit éteinte depuis environ 4 000 ans.

Ce gros éléphant aux poils de presque un mètre de long aurait vu sa population commencer à décliner voilà 10 000 ans à cause d’un bouleversement du climat, concluait une étude scientifique de 2013.

C’est Israël qui a demandé d’intégrer le mammouth dans l’annexe II de la Cites, soit une restriction du commerce international, mais cette demande a été soutenue par la Russie.

L’objectif est double : d’abord réguler la vente d’ivoire de mammouth, prélevé sur les cadavres rendus accessibles par la fonte du permafrost (sol dont la température se maintient en dessous de 0 °C pendant plus de deux ans consécutifs) provoquée par le réchauffement climatique, surtout en Russie.

Les chasseurs d’ivoire arpentent d’ores et déjà les terres glacées de l’extrême Est de la Russie à la recherche des précieuses défenses, ou bien en les trouvant, ou bien en creusant eux-mêmes des galeries dans le sol gelé à l’aide de jets d’eau lancée à très haute pression.

Cet ivoire commence déjà à transiter vers l’Asie pour y être vendu. Or ce commerce pourrait servir à des trafiquants d’ivoire d’éléphant, dont la vente est, elle, illégale, soucieux de blanchir leur marchandise.

Cette décision permettra ainsi de débloquer des fonds pour évaluer si la légalité du commerce de l’ivoire de mammouth ne fournit pas une couverture à ces trafiquants.

Source : France Culture & Israël Valley

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