Partager

Le président américain en a surpris et choqué plus d’un la semaine dernière en affirmant qu’il pourrait, en vertu d’une loi en vigueur, forcer les entreprises américaines à sortir de Chine. Il faut savoir que de nombreuses firmes israéliennes du hightech (des centaines!) sont basées aux Etats-Unis (New-York, Boston), histoire de contourner le BDS et d’autres types de boycotts possibles. Des leaders de la hightech israéliennes ont décidé de s’américaniser pour bénéficier de contrats de Défense.

Selon ici.radio-canada.ca :

« L’escalade des tensions commerciales entre les deux grandes puissances crée beaucoup d’incertitude dans l’économie mondiale. Washington et Pékin, qui peinent à faire avancer les négociations en vue d’un accord commercial, se sont récemment imposés mutuellement de nouveaux tarifs douaniers, au grand dam de fabricants, d’importateurs, de distributeurs et de consommateurs qui devront encaisser les surcoûts sur des milliers de produits.

Les propos et les tweets du président américain n’offrent rien pour les rassurer. Donald Trump a affirmé récemment qu’il peut dûment ordonner aux sociétés américaines faisant des affaires en Chine d’abandonner ce pays.

Il se base sur l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), une loi adoptée en 1977 sous la présidence de Jimmy Carter et qui a servi historiquement à imposer des sanctions économiques envers des États ou des entités étrangères qui représentaient une menace à la sécurité des États-Unis.

Les experts cités dans les médias américains ces derniers jours s’entendent : le président ne peut pas, littéralement, forcer les entreprises à plier bagage et à se réinstaller hors de Chine.

Mais l’IEEPA permettrait, en théorie, au président de bloquer des transactions et des transferts de fonds, ce qui compliquerait énormément la tâche des entreprises américaines voulant poursuivre leurs activités dans l’empire du Milieu.

Cette loi a été utilisée en général pour imposer des sanctions à des pays comme l’Iran ou la Russie. Pour que le président l’invoque, il faut déclarer un état d’urgence. Alors, il doit y avoir un certain fondement en matière de sécurité nationale. Mais ça permettrait au président de prendre de vastes mesures économiques, explique au téléphone Jack Caporal, un spécialiste des politiques commerciales au Center for Strategic and International Studies, un groupe de réflexion basé à Washington ».

Partager