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Viber est une messagerie, concurrente de Messenger, WhatsApp ou Telegram, créée en Israël en 2010 par un ancien cadre informatique de Tsahal et rachetée en 2014 par le géant japonais du e-commerce Rakuten pour 900 millions de dollars — au même moment que le rachat de WhatsApp par Facebook pour… 19 milliards de dollars.

Viber, c’est 400 salariés dans le monde, un siège toujours à Tel-Aviv, une centaine de développeurs à Minsk au Belarus, un bureau à San Francisco ou siège son patron, le « serial entrepreneur » français Djamel Agoua et une culture de start-up au sein d’un gros groupe. Viber revendique 1 milliard d’inscrits dans le monde, mais 400 millions d’utilisateurs actifs mensuels quand WhatsApp affiche 1,5 milliard d’utilisateurs actifs mensuels et Messenger 1,3 milliard.

Viber revendique 5 à 10 % de parts de marché en France sur ceux qui possèdent un smartphone, soit 4 millions d’utilisateurs actifs, mais sa part de marché est plus forte en Europe de l’Est ou en Russie où il atteint de 50 à 90 %. Il est également bien présent en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Son utilisateur-type en Europe de l’Ouest est plutôt une femme, qui a entre 25 et 35 ans, qui voyage beaucoup, qui est souvent issue de l’immigration et qui utilise nos services pour rester en contact avec ses proches.

La sécurité des données constitue incontestablement un de ses points forts. Elle est au cœur du produit. Même si ses serveurs sont hackés, les pirates ne pourront pas avoir accès aux données et Viber n’a pas été pris dans le tourbillon des scandales liés aux données personnelles, à l’inverse de ses concurrents.

Viber s’est récemment intéressé à l’e-sport, car c’est un réservoir d’audience intéressant, plutôt engagée, technophile et encline à tester ses approches et des partenariats avec des clubs pour proposer des produits différenciants ont été signés et un service Instant Shopping est étudié en France avec Rakuten.

Parmi les évolutions prévues se trouvent le fait de dicter les messages au lieu de le taper et les fonctionnalités de traduction. L’interopérabilité entre les messageries est aussi quelque chose vers quoi l’industrie va se tourner.

Source : Les numériques & Israël Valley

https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/viber-la-messagerie-dans-l-ombre-de-messenger-whatsapp-et-telegram-a138665.html

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