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INTRODUCTION. Laurent Dassault a été interviewé par Sabine Roitman. « Je suis le Dassault qui est revenu en Israël, celui qui y investit, un Dassault qui revendique ses racines juives ». C’est ainsi que Laurent Dassault, deuxième des quatre enfants de Serge Dassault (né Serge Bloch le 4 avril 1925 et mort le 28 mai 2018), se définit lorsqu’il reçoit Sabine Roitman.

Les solutions de Dassault Systèmes sont utilisées par de nombreux industriels israéliens qui apprécient cette « 3D Experience » qui leur offre les moyens de conception numérique nécessaires pour mener à bien leurs projets collaboratifs d’innovation, notamment dans l’aéronautique, les sciences de la vie, l’automobile et l’énergie : RAFAEL, ELBIT SYSTEMS, ISRAEL MILITARY INDUSTRIES, … Les écoles d’ingénieurs utilisent également les solutions Dassault Systèmes : le Technion, l’Université de Tel-Aviv, l’Université Ben-Gourion et pas mal d’autres dans le pays.

Laurent Dassault a investi dans plusieurs fonds en Israël, ceci à titre personnel :

– Qumra Capital qui s’intéresse à des start-ups déjà mûres comme Fiverr, Riskified, signals analytics, Eyeview ou eAsic,
– Fortissimo Capital dont le responsable Yuval Cohen investit dans des jeunes entreprises technologiques ou industrielles,
– Pitango Venture Capital, un des plus importants fonds d’investissement israélien dont les patrons sont Chemi Peres et Rami Kalish.

– Catalyst, le fonds d’Eddy Cukierman,
– JVP (Jerusalem Venture Partners), premier accélérateur de Jérusalem, qui accueille en permanence une douzaine de start-ups pour un programme de quatre mois.

A. ISRAËL EN FRANCE. Près de 60 entreprises françaises sont contrôlées par des investisseurs israéliens, employant 3 000 personnes. En 2018, 11 décisions d’investissement d’origine israélienne ont été recensées, permettant la création de 174 emplois en France.

Ces projets d’investissement sont avant tout des implantations de centres de décision (4 projets pour 58 emplois). Les projets de R&D, ingénierie et design (3 projets) sont aussi très présents parmi les investissements israéliens. Sur les 11 décisions d’investissement issues d’entreprises israéliennes comptabilisées en 2018, l’entreprise Maabarot est à l’origine de 3 projets, dont notamment un en R&D localisé en Normandie. Les entreprises israéliennes investissent en majorité dans les secteurs logiciels et prestations informatiques et équipements électriques, électroniques, informatiques, qui comptent chacun trois projets.

B. TECH FOR GOOD. Animalis (France) et la start-up franco-israélienne Hakoo ont signé un partenariat pour « révolutionner l’audio-vidéo surveillance animale », selon les créateurs de Hakoo. Hakoo a mis au point un service de surveillance à distance nouvelle génération, à la demande, high tech et sans équipements lourds. Animalis et Hakoo ont combiné leurs savoir-faire pour inventer le bien-être animal de demain.

Animalis choisit la vidéo-surveillance Hakoo pour équiper ses boutiques, sites d’élevages, refuges et infirmeries dédiées aux animaux. Dans la mouvance Tech for Good et Tech for Pet, ce projet s’inscrit dans la recherche du bien-être animal en utilisant la high tech pour améliorer la qualité de ses services. Fondée en 2018, la start-up Hakoo bénéficie de trois ports d’attache : Paris, Tel Aviv (intégrée à la start-up nation) et Prague (pôle technique). Après une première levée de fonds et 2 ans de R&D, Hakoo amène un nouveau regard sur l’audio/vidéo surveillance digitale. Hakoo s’apprête à lancer son offre BtoB/Btoc/BtoG et continuer à développer son intelligence artificielle au travers des partenariats porteurs.

Animalis. Créée en 1998, Animalis c’est aujourd’hui un réseau de 39 magasins.

C. VOITURE ET ENERGIE. Les entreprises israélienne Chakratec et autrichienne Wien Energie ont créé le premier chargeur pour voiture électrique haute puissance. La société israélienne Chakratec, pionnière dans le stockage d’énergie cinétique, a lancé son chargeur pour voiture électrique haute puissance, en collaboration avec Wien Energie, le plus grand fournisseur d’énergie en Autriche.  Le nouveau chargeur, baptisé KPB (Kinetic Power Booster), fournit une solution pour l’écosystème de recharge d’une voiture électrique.  Son plus ? Il contourne le problème d’alimentation insuffisante sur le réseau aux endroits où une charge rapide est requise.

C. Plus de 2 millions de musulmans ont entamé vendredi 9 août le pèlerinage annuel à La Mecque, en Arabie saoudite. En tout, quelque 2,5 millions de pèlerins, étrangers ou vivant en Arabie saoudite, doivent accomplir cette année le hadj. Depuis de nombreuses années des articles apparaissent durant cette période de Hadj sur le savoir-faire israélien qui sécurise cet évènement mondial. Il est quasi certain, selon des sources médiatiques britanniques, que du matériel israélien civil est en Arabie Saoudite pour aider les forces de police saoudiennes.

Selon El Watan : »IntuView, une société israélienne de sécurité avait fait part en 2018 de la vente d’équipements de collecte d’informations et de services cybernétiques à l’Arabie Saoudite. L’entreprise israélienne IntuView est spécialisée dans le décodage et l’infiltration des réseaux virtuels. A la même époque, le site d’information israélien Walla avait révélé aussi que l’Arabie Saoudite avait inauguré en 2016 une usine de fabrication de drones avec la contribution de l’Afrique du Sud. La chaîne d’information russe RT avait précisé cependant que l’usine en question n’était en réalité qu’une façade pour la vente de drones israéliens à l’Arabie Saoudite.

 

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