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Pour la 1ère fois depuis 1976, un avion israélien a atterri à Entebbe.

La compagnie israélienne El Al a qualifié cette journée d’ »historique »: pour la première fois depuis l’opération de l’armée de l’Etat hébreu à Entebbe, un avion commercial en provenance de Tel-Aviv s’est posé en Ouganda.

La liaison a été effectuée grâce à un vol spécial, à bord d’un Boeing 777 d’El Al aux couleurs de sa filiale Sun d’Or. 12 membres d’équipage israéliens étaient présents à bord de l’appareil, piloté par le capitaine Itzik Gerber.

Le 27 juin 1976, un avion d’Air France qui effectuait la liaison Tel-Aviv-Paris via Athènes avait été détourné par des terroristes liés à la cause palestinienne. L’appareil, où se trouvait une majorité d’Israéliens, avait dû se poser à Entebbe avec l’autorisation du président ougandais de l’époque, Idi Amin Dada.

Dans la nuit du 3 au 4 juillet, un commando de troupes d’élite israéliennes avait atterri par surprise sur le tarmac ougandais et pris d’assaut l’aéroport afin de libérer les otages.

« Le 5 juillet 1976, j’avais 10 ans. Comme tous les Israéliens, je me suis réveillé le matin et j’ai entendu parler de l’opération audacieuse menée à Entebbe », se souvient Itzik Gerber. « Un an plus tard, au cinéma, j’étais fasciné par le film Mivtsa Yonatan (en français, Opération Thunderbolt). 13 ans après, je pilotais les mêmes avions que ceux qui avaient participé à l’opération, et 42 ans plus tard, je viens de relâcher mon souffle à Entebbe, en tant que capitaine d’El Al », a raconté le pilote israélien.

Une fois posée sur le tarmac de l’aéroport, l’équipe d’El Al a pu filmer l’intérieur de la tour de contrôle d’Entebbe, où des impacts de balles liés à l’opération de 1976 sont toujours visibles.

Si tous les passagers du vol Air France 139 avait pu être secourus lors de cette opération, le colonel Yonatan Netanyahou, frère aîné du futur Premier ministre israélien, avait lui été tué au cours du raid.

 

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