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A. Le patronat israélien, « l‘Association des Industriels d’Israël », a lancé une campagne pour signifier aux israéliens l’importance du « Made in Israel » et de valoriser la fabrication locale. Dans ce cadre des immenses affiches ont été placées le long d’axes routiers.

Trois personnalités ont été misent en avant : Macron, Merkel, Trump. Pour l’affiche de Macron, personnalité toujours populaire en Israël, des petites Tours Eiffel ont été apposées sur les bordures! Alors qu’en France de nombreuses municipalités ont (illégalement) enlevé le portrait du Président Macron, en Israël l’inverse se produit. Incroyable mais vrai…

B. LE DLD. C’est sous un soleil de plomb et au beau milieu des élections en Israël, et à quelques centaines de mètres du bord de mer, que va s’ouvrir le Festival DLD de Tel Aviv en septembre 2019.

Yossi Vardi, le gourou israélien du hightech, sera toujours là. Et, comme d’habitude,  il racontera l’histoire Yidish de sa mère…

Cette grand-messe israélienne de l’innovation numérique, qui rassemble près de dix mille participants sur deux jours, est devenue un passage obligé pour les startups, les géants du Net, les grands groupes et les investisseurs, mais aussi pour les politiques français.

Emmanuel Macron y avait fait une visite remarquée en 2015. Celui qui était alors ministre de l’économie avait insisté sur la nécessité de renforcer les échanges économiques entre la France et Israël. « Nous avons quinze ans de retard et nous devons rattraper la situation au plus vite », avait-il plaidé.

Le Digital Life Design de Tel Aviv est devenu en quelques années l’un des événements incontournables des créateurs et innovateurs portés par la vague numérique. L’évènement attire, pendant deux jours, plus de 6 000 visiteurs israéliens et étrangers, en plus de nombreux influenceurs.

C’est pourquoi la Ville de Marseille a décidé revenir cette année en Israël pour le DLD 2019. Marseille souhaite attirer des entrepreneurs de la start-up nation israélienne.

Interview de Daniel Sperling, Adjoint au maire délégué à l’Innovation et au Développement par le Numérique de la ville de Marseille. »Marseille est, si l’on peut dire, le coffre-fort numérique du monde : c’est 13 câbles sous-marins qui desservent tout le Moyen Orient, l’Asie du Sud et qui arrivent à Marseille.

Ça innerve deux milliards d’individus, et les data centers relaient cela. On a Google, Amazon, Facebook et Apple qui sont présents dans notre ville à travers ces data centers. Avec Jaguar network, qui est le data opérateur center un peu emblématique de la French Tech, nous sommes devenus territoire labellisé ».

C. STARTUP NATION. Créée en 2015, Tracxpoint travaille avec les grands distributeurs israéliens et commence à se développer en Europe. 30 personnes dont une grande majorité d’ingénieurs, optimisent quotidiennement cette technologie de pointe.

Tracxpoint a inventé le premier caddie connecté drivé par l’intelligence artificielle et la computer vision. Le bénéfice ? Maximiser le gain de temps et la personnalisation à la fois au moment de l’entrée et de la sortie du magasin. Grâce à Tracxpoint, les distributeurs peuvent rentrer directement en contact avec les consommateurs au moment de leur arrivée dans le magasin lors du retrait du caddie connecté : rangé sur des rails, celui-ci se libère via une borne par identification de l’utilisateur ; le client est reconnu et se voit proposer toute une palette d’offres personnalisées à son arrivée.

Équipé d’un écran tactile, d’un sensor de reconnaissance produit, d’une balance, et de caméras, ce caddie connecté suggère durant les achats des produits, propose des promotions, mais surtout permet de payer sans passer en caisse grâce à l’identification (en 1 seconde !) par caméras latérales des produits déposés dans le caddie. La technologie de machine learning a enregistré en amont « visuellement » l’intégralité du catalogue produit en 3D et sa précision est de 98%. Côté distributeur, la data récoltée par le caddie offre toute une série d’analytics. Son modèle économique est un paiement par utilisation ou en leasing des caddies.

D. E-COMMERCE. Les technologies israéliennes, grâce à l’impact de la recherche militaire entre autres, excellent depuis longtemps en intelligence artificielle : machine learning et computer vision permettent d’analyser en temps réel ce que voit une caméra, un robot, un drone ou un être humain.

Cette avance technologique offre au secteur du e-commerce des relais potentiels de croissance en favorisant la création d’expériences de plus en plus fluides et personnalisées. Sur les quelques 350 startup retail en Israël, les plus en vues sont celles qui exploitent l’IA et la vision numérique : depuis le moment de la recherche jusqu’au service après-vente, elles améliorent le parcours client pour mieux, in fine, augmenter le taux de conversion.

La Startup Nation investit fortement dans l’e-commerce en s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle et les progrès de la vision numérique. De la recherche d’informations à l’analyse, en passant par le paiement et le SAV, des startups développent des solutions au service de la performance des e-commerçants.

D. STARTUP. Viber est une messagerie, concurrente de Messenger, WhatsApp ou Telegram, créée en Israël en 2010 par un ancien cadre informatique de Tsahal et rachetée en 2014 par le géant japonais du e-commerce Rakuten pour 900 millions de dollars.

Viber, c’est 400 salariés dans le monde, un siège toujours à Tel-Aviv, une centaine de développeurs à Minsk au Belarus, un bureau à San Francisco ou siège son patron.

Viber revendique 1 milliard d’inscrits dans le monde, mais 400 millions d’utilisateurs actifs mensuels. La sécurité des données constitue incontestablement un de ses points forts. Elle est au cœur du produit. Même si ses serveurs sont hackés, les pirates ne pourront pas avoir accès aux données et Viber n’a pas été pris dans le tourbillon des scandales liés aux données personnelles, à l’inverse de ses concurrents.

Viber s’est récemment intéressé à l’e-sport, car c’est un réservoir d’audience intéressant, plutôt engagée, technophile et encline à tester ses approches et des partenariats avec des clubs pour proposer des produits différenciants ont été signés et un service Instant Shopping est étudié en France avec Rakuten.

Parmi les évolutions prévues se trouvent le fait de dicter les messages au lieu de le taper et les fonctionnalités de traduction. L’interopérabilité entre les messageries est aussi quelque chose vers quoi l’industrie va se tourner.

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