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À Kfar Aza, le Centre de traumatologie et de résilience d’Israël (Natal) effectue un travail de soutien psychologique et de prévention des traumatismes auprès des habitants du sud d’Israël.

Un accompagnement laborieux auprès des jeunes enfants. « Certains sont cassés de l’intérieur, sans que cela ne transparaisse de l’extérieur, explique Orly Gal, directrice exécutive de Natal. Il faut être attentif à chaque signal : peur de sortir d’un abri, renfermement sur soi-même… » En attendant, renchérit Batia Holin, « chaque maison du kibboutz est équipée d’une pièce capitonnée, en général  ce sont les  chambres des enfants, afin que ces derniers soient protégés, à tout prix, en cas d’attaques nocturnes ».

Depuis le début, fin mars 2018, des mouvements de protestation palestiniens pour la commémoration de la « marche du retour », 2 200 tirs gazaouis ont ciblé Israël.

Dont 700 roquettes envoyées, en seulement 48 heures, entre le 3 et le 5 mai dernier. Particulièrement meurtrière, cette flambée de violence avait provoqué la mort de quatre Israéliens. Et ouvert la voie à une lourde riposte aérienne de l’État hébreu, tuant 19 Palestiniens, dont un bébé, dans la bande de Gaza.

Natal œuvre-t-il également dans l’enclave palestinienne, surpeuplée et sous-équipée  « Si elle en avait la possibilité, notre organisation apolitique pourrait également être active du côté de Gaza. Mais ce n’est pas le cas pour l’instant », affirme Orly Gal. « Nous espérons qu’après les prochaines élections [législatives, en septembre NDLR], le gouvernement prendra des mesures pour apaiser les tensions », conclut Batia Holin.

http://www1.alliancefr.com/actualites/israel-dans-les-kibboutz-pres-de-gaza-il-faut-proteger-a-tout-prix-les-enfants-6080322

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