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De nombreux israéliens pratiquent l’astronomie pour le plaisir. Une véritable passion. Certains d’entre eux seront en France prochainement (lire « Le Plus » ci-dessous). L’observation astronomique moderne en Israël a vu le jour chez des amateurs – dont la racine est « amour » – Lorsque le 28 mai 1951, un groupe de nouveaux immigrants venus d’Allemagne et de Tchécoslovaquie fondèrent une association dont le but était « d’approfondir la conscience de l’astronomie parmi le public israélien ».

En 1953, l’ Association Astronomique Israélienne (IAA) est devenue une organisation à but non lucratif reconnue sous les auspices du Premier Ministre de l’époque, David Ben Gourion, dans le but de promouvoir la connaissance de l’astronomie et des sciences connexes dans le nouvel Etat d’Israël. Le premier point à l’ordre du jour était la mise en place d’un observatoire, initialement situé dans le quartier de Talbiya à Jérusalem. L’Administration des terres d’Israël a ensuite attribué un site à l’AAI, adjacent à ce qui deviendra plus tard le campus Givat Ram de l’Université hébraïque de Jérusalem, et le planétarium Williams a été inauguré en 1956.

En 1962, le Planétarium reçoit un télescope d’un quart de tonne. Conçu à l’origine en 1954 comme un cadeau à Albert Einstein par l’astronome amateur Zvi Gezri, en reconnaissance de l’implication d’Einstein dans le village de jeunes de Ben Shemen, il a été stocké puis oublié. En 1967, suite à la guerre des Six Jours, l’IAA a inauguré un observatoire à Givatayim, considéré comme un emplacement optimal, à 85 mètres d’altitude sur la plus haute colline de la région de Gush Dan. Le nouvel emplacement est devenu le centre de l’activité de l’AAI, tandis que l’emplacement de Jérusalem est tombé en désuétude. Pendant ce temps, en 1971, l’Université de Tel Aviv – en collaboration avec la Smithsonian Institution – a créé l’ Observatoire de Florence et George Wise. Situé dans la région du Néguev, au bord du cratère de Ramon, c’est le seul observatoire astronomique professionnel d’Israël. (Extrait un article du Technion france)

‍LE PLUS. Selon (1) : »Le Festival d’astronomie de Fleurance, dans le Gers, célèbre chaque année début août les étoiles et les planètes. La renommée de cet évènement populaire dépasse aujourd’hui les frontières de l’Hexagone et rassemble de grands spécialistes du cosmos.

Lancé en 1991, le Festival d’astronomie de Fleurance, dans le Gers, est aujourd’hui l’une des plus importantes manifestations d’astronomie française ; sa notoriété s’étend au-delà des frontières de la France. Il s’adresse aux adultes mais aussi aux enfants, et rassemble tous les ans des scientifiques et des spécialistes du ciel, œuvrant pour la connaissance et la vulgarisation de l’astronomie.

Organisé par deux associations fleurantines, La Ferme des étoiles et À ciel ouvert, le festival propose une pléiade d’activités autour de quatre pôles :

  • le marathon des sciences ;
  • le festival d’astronomie ;
  • le village des sciences ;
  • le festival Astro-Jeunes.

Accessibles et ouvertes à tous, ces activités sont, pour la plupart, gratuites mais certaines sont payantes et sur inscription. Soutien de la première heure, l’astrophysicien Hubert Reeves y est régulièrement invité.

Un festival qui n’a rien de nébuleux

Le Festival de Fleurance se tient tous les étés. Selon le calendrier, il démarre le premier ou le second samedi du mois d’août et dure généralement une semaine. Au fil des éditions, ce festival d’astronomie s’est imposé comme une manifestation scientifique de référence, l’une des plus importantes en Europe. C’est avant tout un évènement populaire et à la portée de tous. Il a acquis un rayonnement d’envergure internationale et réunit sur un même lieu les plus grands spécialistes scientifiques, mais aussi des écrivains, des philosophes et des conférenciers de renom, grands témoins de notre époque.

Pourquoi aller au Festival d’astronomie de Fleurance ?

Le succès aidant, le Festival d’astronomie de Fleurance s’est enrichi peu à peu d’un café astro, d’un cycle cinéma, de veillées d’observation et, désormais, d’un pôle Environnement. Un festival off s’est également structuré dans la commune de Fleurance (promenade aux lampions, dispositif multimédia immersif, théâtre, garderie d’enfants).

Pourquoi s’y rendre ? Parce que les innovations qui améliorent le quotidien découlent aussi de l’étude du cosmos et de ses découvertes. Parce que les filières scientifiques et technologiques souffrent d’un déficit d’intérêt auprès des jeunes, notamment des filles.

Proposé depuis 13 ans, Astro-Jeunes est l’autre festival dans le festival, entièrement dédié aux jeunes de 4 à 17 ans. Accompagnés par de grands chercheurs issus de laboratoires et organismes de recherche nationaux, les enfants peuvent s’initier aux mystères du ciel, des étoiles et de l’espace tout en s’amusant ! De nombreux ateliers d’expérimentation et de manipulation leur sont proposés autour de la saga de l’univers. Les plus âgés peuvent approcher les différentes techniques d’observation utilisées en astronomie et astrophysique et manœuvrer de véritables instruments d’observation.

Les temps forts de la saison 2019

  • Une ouverture exceptionnelle (le 2 août) sur le thème de l’exploration spatiale dont l’idée folle d’un ascenseur pour monter au ciel.
  • Une grande veillée pour la planète, le 7 août, organisée avec l’Agence française pour la Biodiversité. L’occasion d’échanger avec les scientifiques du festival.
  • Un cycle de conférences : « La Lune hier, aujourd’hui et demain ».
  • Un spectacle humoristique « Le secret du temps plié », par Gauthier Fourcade.
  • Le village des sciences avec un nouveau spectacle de marionnettes sur le thème de la nuit et de la biodiversité nocturne, un pôle mathématiques, un espace « Rencontre avec un chercheur » et la présence de Spatiobus..
  • Deux évènements pour les plus jeunes : la fête « Astro-Jeunes » et le lâcher d’un ballon stratosphérique.

 

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