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SPECIAL ISRAELVALLEY. PREMIERE EDITION. Dan Catarivas et François Petit, Special guests speakers.  La CCIIF Tel-Aviv organise, sur une initiative conjointe du Medef israélien et de l’Ambassade de France (Service économique), une conférence débat, bilingue Français-Anglais, à 17h45 sur le thème suivant :  « Shekel, Euro, dollar… la guerre des monnaies. Les conséquences et les mesures à prendre pour faire de l’appréciation du Shekel une opportunité pour l ‘économie israélienne et non un handicap ».

Le meeting se tiendra dans la salle de conférence de la CCIIF

29, rue Hamered  Tel Aviv – 13ème étag
de l’Immeuble de l’Export Institute
(à deux pas de l’Hôtel Dan Panorama).
Inscription obligatoire :   cciif2013@gmail.com

LE PLUS. De nombreux pays à travers le monde travaillent pour affaiblir leurs monnaies locales par rapport aux autres devises : elles se donnent ainsi un avantage concurrentiel sur les autres pays dans le marché mondial. Ce phénomène a été appelé la « guerre des devises » – un conflit qu’Israël n’a pas choisi.

Qui souffre d’un shekel fort ?  Ceux qui portent le poids d’un shékel fort sont les exportateurs dont le revenu est en monnaie étrangère, mais dont les dépenses sont principalement en shekel tels que les fabricants de produits électroniques, pharmaceutiques et chimiques. Tsvika Oren, le président de l’Association des industriels et chefs d’entreprises, déclarait : « La trop forte parité du shékel par rapport au dollar est beaucoup plus dangereuse que les menaces de boycott : quand nos produits arrivent sur le marché américain, ils ne sont pas vraiment compétitifs. Les Américains font baisser leur monnaie pour doper leurs exportations et cela ne nous avantage pas du tout. »

En raison de la forte appréciation du shekel, les fabricants israéliens ont du mal à rivaliser avec les produits importés, ce qui peut les conduire à réduire leur production, voire à licencier. Or les exportations de biens et services représentent environ 38 pour cent du PIB d’Israël. Pour la même raison, Israël est de plus en plus cher pour les touristes.

A qui profite un shekel fort ? Ceux qui profitent d’un shekel fort sont les importateurs et les commerçants, qui peuvent répercuter sur les consommateurs leurs marges sur des produits achetés moins chers. Mais à long terme, cet avantage ne peut pas durer, car importer trop signifierait mettre au chômage les industries locales, en particulier celles où la main-d’œuvre est importante.

Pourquoi le shékel est-il fort ?  Outre la vigueur de l’économie, d’autres causes l’expliquent. Par exemple, le secteur de l’énergie provoque des excédents en devises grâce à la découverte de gaz naturel en Israël (conduisant à des économies sur les importations d’énergie).  Les cessions de start-ups israéliennes à des entreprises étrangères ont rentrer des milliards de dollars dans l’économie d’Israël. Tous ces secteurs contribuent au renforcement du shékel. (DAVID JORTNER)

LE PLUS.

Les touristes français, les retraités et les personnes qui perçoivent un revenu en euros sont pénalisés par un double phénomène : la baisse de la monnaie européenne par rapport au dollar et le maintien d’un shekel fort. La monnaie unique européenne s’est énormément affaiblie par rapport au dollar au cours des dernières années.

En Israël, la baisse de l’euro a été particulièrement spectaculaire.  Si cette chute de l’euro peut doper les exportations européennes et faire le bonheur des touristes israéliens en visite en France et dans les pays voisins, elle porte nettement atteinte aux touristes français en Israël, aux retraités et aux autres titulaires de revenus en euros, qui voient leur pouvoir d’achat diminuer très nettement.

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