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Des scientifiques israéliens essaient de déterminer les éventuels effets positifs des méduses. Des biologistes marins de l’université de Haïfa mènent une expérience pour établir si le mucus qu’elles produisent serait apte à capturer les microplastiques dans les systèmes d’eaux traitées avant leur rejet dans la mer.

Le mucus pourrait être transformé en deux produits potentiels :

  1. un filet collant qui filtrerait les particules de plastique et
  2. une poudre chimique à ajouter aux eaux usées traitées. Les chercheurs testent actuellement les propriétés du mucus pour voir combien de temps la substance reste active et si les enzymes conservent mieux leur capacité quand le mucus est refroidi ou quand il est congelé.

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Lancé en 2018, le projet «Go Jelly» de l’université de Haïfa fait partie de l’initiative Horizon 2020 financée par l’Union européenne, qui encourage la compétitivité afin de générer de la croissance dans la région, tant sur le plan financier que sur celui de l’innovation.

Les chercheurs testent actuellement les propriétés du mucus pour voir combien de temps la substance reste active.

Dror Angel dit que le mucus peut devenir liquide et moins efficace pour capturer les particules avec le temps, à mesure que les enzymes qui décomposent les matériaux perdent leur capacité.

Les chercheurs ne savent toujours pas combien de temps cela prend avant que le mucus cesse de produire l’enzyme de réduire les particules de plastiques.
Actuellement, ils testent le mucus à différentes températures pour voir si le refroidissement ou la congélation peuvent prolonger son activité de capture du plastique. 

Dror Angel étudie régulièrement les eaux de la Méditerranée au large de la ville de Netanya à la recherche de méduses. Ils recherchent principalement le Rhopilema nomadica, ou méduse nomade, qui est l’espèce la plus fréquemment rencontrée sur les rives de la Méditerranée et qui ressemble à de grands sacs en plastique blancs.

De retour à son laboratoire avec ses chercheurs , ils pèsent les spécimens, mesurent le diamètre de la cloche ou du corps et consignent toute informations inhabituelles.

Ensuite, le mucus est extrait à l’aide d’un entonnoir pour recueillir les gouttes gluantes. Enfin, ils ajoutent le mucus aux particules de métal d’or pour voir si le mucus les capturera. 

Les méduses nomades sont considérées comme envahissantes et certains biologistes marins pensent que l’espèce est entrée dans la région en 1977 en naviguant vers le nord depuis la mer Rouge par le canal de Suez.

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