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Un article de Times of Israël : « Au cours des 13 dernières années, l’économie israélienne a vécu ce que les économistes qualifient de « décennie dorée » : Une période de forte croissance, en particulier à cause du boom technologique et de l’impact des réformes antérieures dont les résultats se font aujourd’hui sentir.

Et pourtant, affirment les économistes et alors que les élections nationales du mois de septembre se rapprochent, le gouvernement qui sera désigné – quel qu’il soit – sera dans l’incapacité de se reposer sur les lauriers des succès passés. Des nuages – qui prennent la forme d’une croissance économique revue à la baisse et de dépenses publiques plus importantes – pointent d’ores et déjà à l’horizon. Ainsi, la nation est encore à la traîne de la moyenne des autres économies avancées en ce qui concerne la facilité à lancer des affaires commerciales. De plus, les infrastructures doivent impérativement être significativement renforcées et le secteur public est encore inefficace – ce qui entraîne des coûts en hausse rapide pour le gouvernement, selon l’organisation économique internationale de l’OCDE.

Les prix du logement restent élevés, les inégalités financières – qui ont toutefois diminué – sont encore un problème et le système éducatif échoue à fournir les travailleurs qualifiés dont l’Etat juif a besoin pour garantir la continuation de sa réussite dans une économie dirigée par le secteur high-tech.

« Malgré les énormes progrès réalisés au cours de la dernière décennie, la nation est encore retardataire dans certains secteurs déterminants comme celui des infrastructures – cela concerne en particulier les routes, les transports publics, les hôpitaux et le câble à fibre optique », explique Terence Klingman, chef des investissements au sein de Heritage Family Office Partners Ltd., qui conseille les familles riches sur la destination de leurs investissements.

Klingman est également ancien directeur de recherche sell-side de la Psagot Investment House, et il a travaillé en tant que directeur du service de recherche sur les actions au principal bureau d’investissement d’UBS Wealth Management.

Le prochain gouvernement, disent les économistes, devra établir des politiques à long-terme – en s’assurant notamment que la devise ne continuera pas à prendre de la valeur – pour maintenir la compétitivité des exportations. Il faudra aussi augmenter les dépenses dans les infrastructures et l’éducation et effectuer des coupes drastiques dans la bureaucratie.

Israël organise ses élections nationales le 17 septembre, une course houleuse dans laquelle le Premier ministre en exercice Benjamin Netanyahu, chef du parti du Likud au pouvoir, affronte la perspective d’une inculpation pour pots-de-vin et pour fraude ».

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