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Jack Ma, président et co-fondateur emblématique du géant chinois du commerce en ligne Alibaba est l’homme le plus riche de Chine.Il est aussi celui qui aime Israël et surtout qui a construit des ponts relationnels très solides.

Jack Ma, avait déclaré lors d’une conférence à Tel Aviv qu’il avait appris deux choses sur Israël au cours de ses deux voyages dans le pays : l’innovation, la « chutzpa » [audace dans le bon et le mauvais sens – en hébreu], et « le courage de changer ».

« En Israël, l’innovation est omniprésente, comme l’eau et la nourriture, c’est tellement naturel », avait déclaré le magnat des affaires et philanthrope à un public composé d’entrepreneurs locaux et étrangers, d’investisseurs et de responsables gouvernementaux réunis pour le Sommet sur l’Innovation du Premier ministre.

LE PLUS. SELON LE huffingtonpost.fr

3Jack Ma a co-fondé en 1999 Alibaba, devenu un mastodonte technologique. Son groupe non seulement domine le commerce électronique en Chine, mais est également présent dans l’informatique en nuage (« cloud »), le cinéma et la finance, mélange –et concurrent– des colosses américains Amazon, eBay et Google.

Egalement derrière le service de paiement électronique mobile Alipay, aujourd’hui omniprésent en Chine, Jack Ma a largement contribué à transformer la façon dont ses compatriotes font leurs achats et les payent. A l’avenir, il prévoit de se consacrer désormais à des projets philanthropiques dans l’éducation, mais continuera à conseiller le groupe, a-t-il précisé au New York Times.

Ex-professeur d’anglais, véritable « self made-man » adulé par ses employés, Jack Ma est selon l’agence Bloomberg la 19e fortune mondiale, avec un pactole évalué à 40 milliards de dollars. Vendredi, Alibaba pesait quelque 420 milliards de dollars de capitalisation boursière à Wall Street.

Dans un entretien à Bloomberg TV, Jack Ma indiquait vouloir suivre les pas du fondateur de Microsoft, Bill Gates, retiré des affaires pour devenir l’un des plus généreux philanthropes du globe. « Je peux beaucoup apprendre de lui. Je ne pourrai jamais être aussi riche, mais je peux prendre ma retraite plus tôt (…) Bientôt, je retournerai à l’enseignement », avait-il glissé.

A l’image du couple Gates, Jack Ma avait établi en 2014 une fondation à son nom, vouée à soutenir l’éducation des enfants dans les campagnes chinoises; il avait abordé ce sujet début septembre lors d’une conférence caritative.

Jack Ma a déjà soigneusement préparé sa succession depuis 2013, laissant son poste de directeur général à Jonathan Lu, puis Daniel Zhang. Lui-même restait président, chargé de la direction stratégique.

Le contraste est flagrant avec son grand concurrent chinois dans l’e-commerce, JD.com — les récents déboires de son PDG Richard Liu, arrêté pour viol aux Etats-Unis, ayant montré la cruelle absence d’un numéro deux derrière lui.

Les médias chinois rappellent volontiers l’enfance défavorisée et les débuts modestes de Jack Ma, qui avait quitté l’enseignement pour créer en 1999 Alibaba depuis son appartement de Hangzhou (est), en empruntant 60.000 dollars à des amis.

Rejeté à l’époque par des investisseurs américains, Jack Ma avait pris une revanche retentissante en réalisant en 2014 à Wall Street la plus grosse entrée en Bourse de l’histoire, levant 25 milliards de dollars.

Son groupe diversifié compte aujourd’hui quelque 85.000 employés, avec un chiffre d’affaires annuel robuste de 40 milliards de dollars, et des plateformes d’e-commerce, Taobao et Tmall, qui contrôlent 60% du marché chinois.

Alibaba mise sur son avance technologique dans l’intelligence artificielle pour mieux cibler les publicités et résister ainsi à la concurrence exacerbée de rivaux chinois en plein essor, de JD.com à Pingduoduo, une plateforme d’articles vendus à petit prix.

A côté d’une diversification tous azimuts: outre ses productions de films et sa plateforme vidéo Youku, Alibaba a racheté l’application de livraison de repas Ele.me et multiplie les passerelles avec des magasins en dur, tout en lançant ses propres supérettes hyper-connectées.

De son côté, l’application de paiement mobile Alipay, contrôlée par Jack Ma, doit affronter l’essor du système concurrent WeChat Pay développé par Tencent, autre géant local de l’internet, à l’heure où Pékin durcit fortement sa réglementation sur la finance en ligne3.

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