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Alors qu’il devait prendre la tête du Collège du renseignement en Europe, un agent très bien noté est débarqué pour accointances présumées avec le Mossad.

Ce jour-là, il n’a pas eu le temps de faire ses cartons. Convoqué dans un bureau dit neutre, prié de rendre son badge et son habilitation secret défense. Il n’a eu droit à aucun remerciement. Juste à une incitation à se taire à jamais et à retourner dans son administration d’origine, l’Education nationale, quittée il y a quinze ans et où il n’a jamais exercé.

Il est introuvable. Aucune trace de son existence sur Google. Et on imagine aujourd’hui l’ancien agent secret poser incognito son cartable dans une salle de classe d’un collège de banlieue. Choc des cultures ! Ses anciens collègues font d’ailleurs le portrait d’un homme un peu austère, profil prof de province de droite, mine sombre, veste en tweed et costume couleur terre.

En septembre 2017, quand Emmanuel Macron annonce en grande pompe, à la Sorbonne, la « création d’une académie européenne du renseignement », c’est pourtant Didier qui est pressenti pour en prendre la tête. Mieux que cela, Pierre de Bousquet de Florian, le coordonnateur national du renseignement, lui propose le poste. Un an plus tard, il est violemment débarqué, quelqu’un à la DGSI lui reprochant d’invraisemblables liens avec… le Mossad.

Un agent double sur le point de prendre du galon ? Une cabale contre le projet du chef de l’Etat ? L’histoire fait désordre, mais les curieux sont invités à s’occuper de leurs affaires.

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